Page 14            Vercingétorix n° 26

tateurs, d'autant de mauvaise foi et colporter des calomnies sans en avoir tout d'abord vérifié le bien-fondé.

On pouvait alors placer un tel incident sur le compte de la maladresse, due à la fatigue, au stress, à l'abattement d'un collègue surmené ou découragé, dans un secteur très difficile pour celui qui a choisi le côté de l'ordre républicain.

Le Ministre de l'Intérieur ayant annoncé se rendre sur place pour montrer à Madame Guigou et à la France entière comment il savait prendre ses responsabilités, je m'attendais au pire, et syndicaliste oblige, m'inquiétais pour notre collègue « gaffeur », craignant qu'on veuille pour l'exemple, infliger une sanction hors de proportion.

L'événement fût abondamment relaté par la presse et mes inquiétudes disparurent.

La plaignante, soit disant mal reçue, avait été retrouvée, mais elle faisait l'éloge du commissariat et de son accueil, où elle s'était trouvée très bien reçue.

Madame Guigou, qui n'avait pas voulu se déplacer dans sa circonscription pour y voir rendre justice, y a pourtant

vu des pressions policières exercée sur la plaignante.
Il serait aussi intéressant de connaître la nature de ces pressions, tant cette dernière accusation est encore plus grave que la précédente.
Kidnapping ? Menaces de mort ? Harcèlement ? Voitures piégées ? Incendie de paillotes ? Suicide ? Crise cardiaques ? Accident ? On n'attaque plus un homme, mais tout un système.

Madame Guigou, qui fait beaucoup de morale et donne beaucoup de leçons, a tout de même une notion de la Justice très particulière, un peu inquisitrice, et il est très dommage qu'elle ait attendu de ne plus être au gouvernement pour autant se préoccuper des victimes.

Pas étonnant que la Justice fut si longtemps mise à mal.

Pas étonnant que la Police et ses hommes aient autant peiné.

Pas étonnant que la pègre eut un tel sentiment d'impunité et que le bon peuple, celui qui est sans défense et sans moyen, ait si longtemps souffert, dans le silence et la peur du diktat des petits caïds.

Alain HUREAUX
Délégué FPIP ISSOUDUN

LA JUSTICE
ET LA VERITE


Pendant 100 minutes, pour convaincre, notre ministre de tutelle, a évoqué de nombreux et importants sujets sur lesquels nous avons chacun notre propre opinion.

Madame Guigou a toutefois profité de l'occasion pour dénoncer une bavure policière, mettant en cause l'accueil des victimes dans un commissariat de la banlieue parisienne, ainsi que les propos inacceptables d'un policier.

Il était inimaginable, que pour de basses raisons politiciennes, un ex-ministre de la Justice fût-il, puisse faire preuve, devant des millions de téléspec