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//// JUILLET 2000........ AOÛT 2000 .. SEPTEMBRE 2000 ,,,,,,,NOVEMBRE 2000..... DÉCEMBRE 2000..

 

Depuis le 13 mars 2000, date d'ouverture de cette "fenêtre" sur le vécu, l'eau a coulé sous les ponts...

Dans des mouvements spontanés, les tenants se sont magnifiquement signalés auprès de leurs "décideurs".

La dimension de leur malaise et les réponses apportées ont-elles été bien pesées et pensées ?

Nous ne sommes pas juges... Cet espace reste ouvert !

Nous remercions les 80.000 visiteurs qui, en commun, ont tenu à défendre le principe d'une POLICE forte, respectée et efficaces et... reconnue !

Bonne chance à tous. Vous pouvez compter sur notre vigilance.

philippe bitauld

 

 

15 décembre 2000

Une semaine presque comme les autres

46

 

Lundi : 9 heures de service

Mardi : 10 heures de service dont une patrouille nocturne (PAM)

Mercredi : 7 heures de service

Jeudi : 9 heures de service avec astreinte (PAM)

vendredi : 12 heures de service (planton)

samedi et dimanche : repos

Total théorique : 47 heures de service + 41 heures d'astreinte à domicile.

Ce calcul pourrait être proche de la réalité mais malheureusement, en pratique, ajoutons les interventions en dehors des heures de service, les transfèrements, les services d'ordre, les instructions...

45 jours de permission et logement gratuit sont ils suffisants pour compenser cette quantité de travail produit ?

les mesures d'urgence prises avant l'été (1/2 QL...), je n'en parlerai pas car elles sont si peu mises en place. Avec toujours ce sentiment que le gendarme "vole" des heures à la gendarmerie s'il vient à demander un QL d'après midi à son seigneur de CB ou CC.

"Seigneur", le mot choquera sans doute les carriéristes, ceux là même qui empêchent toute évolution de l'institution car ils préféreront se taire ou mentir, ils ne retransmettront pas à la hiérarchie le malaise que ressent la base tout ça pour gagner un galon ou une barrette.

Quelle est la solution?

Fusionner avec nos collègues policiers et adopter leur rythme de travail? Pourquoi pas... apparemment certains gendarmes ne sont pas contre... Pourquoi ne pas demander l'avis de tous les gendarmes?

Il est regrettable à l'aube du 3ème millénaire, à l'ère de la communication, de devoir exprimer ses sentiments sous le couvert de l'anonymat, par le biais de son épouse, et par l'intermédiaire d'un syndicat policier, mais aussi de se poser tant de questions qui restent sans réponse.

A ceux qui pensent que je "crache dans la soupe" puisque c'est la réponse facile faite par ceux qui ne veulent pas réfléchir sur la réalité des choses, je réponds que j'aime ce métier mais les conditions dans lesquelles nous l'exerçons sont difficiles et m'inquiètent pour l'avenir.

 

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15 décembre 2000

DES BRUITS !?!..

45

 

Voici les derniers bruits entendus, et ce à très nombreuses reprises :

1/ consécutivement à la chute (VOULUE ??) du recrutement des OPJ en police, plusieurs échos nous ont fait savoir que très rapidement, il y

aurait fusion avec les OPJ de la gendarmerie d'une part, tandis que de l'autre, serait créé un corps des APJ des deux forces, le tout au sein

d'un ministère unique.

Sachant également qu'il est question pour nous :

A- de perdre 2 des 5 annuités gratuites

B - de ce que nous allions très certainement nous loger de la façon qui nous conviendra

C - de la sectorisation même de jour, qui n'est pas sans rien rappeler à la police (au fait depuis un bon moment déjà), celle de nuit étant

déjà là. Ainsi, tout converge bien vers un ministère unique civil, avec du personnel se logeant ou bon il lui semble (très certainement un rayon

pour la distance à définir), et la retraite poussée de 55 à 57 ans.

Voici les dernières infos

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14 décembre 2000

44

Objet : une police unique, pourquoi pas.......

Pour cela il faudrait que vous syndicats de police demandiez la mise en place de passerelles entre la gendarmerie et la police et le reste viendra seul.

Nous sommes, pour une majorité, prêts à franchir ce pas. Nous sommes fatigués de travailler 10,11,12 ou 13 heures (parfois plus) par jour sous le joug d'officiers-seigneurs qui ne pensent qu'à préserver leurs intérêts et leurs pouvoirs. Merci à votre syndicats de nous donner un peu la parole même si je fonde aussi quelques espoirs sur l'Essor....

a bientôt pour lire d'autres propositions ou votre réponse à celle-çi .

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13 décembre 2000

Une épouse de gendarme du PSIG

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Epouse d'un gendarme de P.S.I.G., je viens de découvrir votre site et je peux confirmer haut et fort que les avantages et privilèges de ce métier sont bel et bien terminés!!!

Entre les heures de travail (pas question de parler des 35 heures), la "soumission" par rapport à la hiérarchie, l'obligation d'être toujours performant tant sur le plan physique qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos, le résultat en est d'un nombre croissant de divorce dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de famille avec un gendarme est quasi inexistante!!!

 

J'espère que des sites comme le votre qui permettent de témoigner de cette vérité aboutiront à une amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont toujours considérés comme des "Hommes" et non comme des "robots".

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13 décembre 2000

Une épouse de gendarme du PSIG

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Epouse d'un gendarme de P.S.I.G., je viens de découvrir votre site et je peux confirmer haut et fort que les avantages et privilèges de ce métier sont bel et bien terminés!!!

Entre les heures de travail (pas question de parler des 35 heures), la "soumission" par rapport à la hiérarchie, l'obligation d'être toujours performant tant sur le plan physique qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos, le résultat en est d'un nombre croissant de divorce dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de famille avec un gendarme est quasi inexistante!!!

 

J'espère que des sites comme le votre qui permettent de témoigner de cette vérité aboutiront à une amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont toujours considérés comme des "Hommes" et non comme des "robots".

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13 décembre 2000

Une épouse de gendarme du PSIG

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Epouse d'un gendarme de P.S.I.G., je viens de découvrir votre site et je peux confirmer haut et fort que les avantages et privilèges de ce métier sont bel et bien terminés!!!

Entre les heures de travail (pas question de parler des 35 heures), la "soumission" par rapport à la hiérarchie, l'obligation d'être toujours performant tant sur le plan physique qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos, le résultat en est d'un nombre croissant de divorce dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de famille avec un gendarme est quasi inexistante!!!

 

J'espère que des sites comme le votre qui permettent de témoigner de cette vérité aboutiront à une amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont toujours considérés comme des "Hommes" et non comme des "robots".

   

 

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21 novembre 2000

 COMMUNIQUE DU MFLG

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A destination du bureau du MFG...

Pour des personnes ayant réfuté les propositions que nous faisions début 2000, et nous ayant montré du doigt alors qu'un seul syndicat de police (la FPIP) sans contre partie aucune nous offrait son aide par son site, il ne semble pas, jusqu'à présent, que vous fassiez mieux…..

Contrairement à vous, nous n'avons pas eu de système de cotisation, et nous ne nous sommes pas acoquinés avec le bras gauche de la DGGN (via l'Essor), crédibilité que vous venez de détruire par ces faits.

De même, et selon les articles parus dans la presse, pour un organisme à qui il est demandé des bulletins d'adhésion par dizaine, les résultats ne sont pas à la hauteur.

Vous n'avez malheureusement rien inventé que nous n'ayons déjà fait, que ce soit manifestation, appel à réunification, et même arguments invoqués.

Par contre, rejoindre l'ESSOR (organe dirigé par des fossiles frileux se complaisant dans leur farniente), il fallait OSER ; revue bien connue pour ses opinions proches de la direction, pour ne pas dire identiques.

A QUI VOULEZ VOUS FAIRE CROIRE A UN PROCHAIN CHANGEMENT ???

Il eût été plus judicieux de monter votre mouvement libre de toute influence, alors que vous l'avez créé dans le giron même de ceux dont se plaint la base, vos époux.

Si vous croyez les aider de cette façon, il semble bien que certaines notions vous échappent.

Effectivement, comment voulez vous que des pantouflards comme les membres de l'Essor vous aident en quoi que ce soit ? Quel est le miroir qu'ils vous ont présenté, pour vous museler ?

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Vous avez pu constater, depuis fin juin 2000, que nous n'avions plus pris la parole, vous laissant vous développer, attendant la tournure des événements. Ces derniers, bien malheureusement, ne sont pas à la hauteur de nos espérances (ni des gens nous soutenant), et c'est le cœur serré, mais encore plus convaincus, que nous allons revenir sur la scène.

Aucune directive n'est ressortie de votre rencontre (s'il y a eu) avec la DGGN. Il vous semble assez normal de laisser dire par certains officiers que nos maris ont légitimement de quoi se défendre, par les voies habituelles. Vous connaissez comme nous le " POUVOIR " accordé aux PSO, proche du zéro absolu, mais ces propos ne vous choquent pas.

Également, que ce même officier dise que votre mouvement n'a pas de raison d'être semble ne pas vous gêner. Pour qui vous êtes vous formées, vos maris ou leur hiérarchie ?

L'été a marqué une trêve dans la grogne, et peu à peu, nous nous apercevons, une fois de plus, que " grignotage "des maigres avancées a lieu (avancées obtenues au cours de l'hiver passé, par la pression que nous avions contribué à maintenir). Ce ne sont que patrouilles supplémentaires, horaires redevenant plus chargés, astreintes en augmentation (quel gain que le délai d'une ½ heure pour rejoindre l'unité).

Ou, dans tout cela, se trouvent pris en compte :

-notre épanouissement familial

-une vie plus en conformité avec la société active actuelle

Que cela vous plaise ou non, nous vous surveillerons désormais, veillant à ce que vous respectiez la partie morale des engagements que vous avez pris, et copiés sur notre mouvement initial : le MFLG.

A SUIVRE…

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10 novembre 2000

UN AUTRE GENDARME DU NORD

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Pour débuter, je remercie tous les collègues policiers qui permettent de nous exprimer sur ce site et qui font ainsi taire les mauvaises langues qui persistent à croire qu'il existe encore une " GUERRE DES POLICES".

J'ai découvert ce site hier et je suis vraiment heureux de pouvoir m'exprimer librement aujourd'hui car j'ai la conviction que le mouvement qui est mis en place va faire boule de neige eu égard des échos favorables que j'ai reçu de mes camarades de mon unité qui comme moi se sont aperçus que nous avions été roulés dans la farine par la hiérarchie.

Bien sûr au début on a eu l'impression que le changement tant attendu était enfin arrivé.** Soulagement dans les horaires (de 9 à 10 heures de travail journalier à 8 heures) ** Possibilité de quitter la résidence avec un téléphone portable lorsque nous étions désignés pour effectuer un service nocturne de 20 à 24h ( très pratique pour être joignable plus facilement au cas où un gradé devrait assurer l'intervention à votre place!!!!!!) ** Véhicules neufs (à moteur diesel atmosphérique poussif pour poursuivre des malfrats roulant à bord de bolides surpuissants qui vous laissent sur place) et enfin des ** ordinateurs pour travailler mieux et plus vite (lorsque l'on peut sans servir car celui-ci est réservé au CB, l'autre pour enregistrer les statistiques (MIS-MIJ) et le dernier à quelquefois des ratés).

Tout ceci n'a duré que 2 ou 3 mois. Après, eh bien un maximum de patrouilles en seconde partie de nuit pour éviter de donner un après midi libre aux gendarmes (réservé exclusivement au seigneur des lieux, j'ai nommé sire CB). Pour les horaires, ""ON TEND VERS HUIT HEURES DE TRAVAIL MAIS FAIRE 08 H 30 VOIRE 09 H C'EST PLUS PROCHE QUE DE FAIRE 10H"" ( Dixit le même CB)

Pour ce qui des ordinateurs, tout le monde reconnaît que dans une unité à 20 ils ne sont pas en nombre suffisant mais le problème perdure faute de moyens.

Le moral des troupes n'a jamais été aussi bas, mais on continue à demander encore plus de rendement et de résultats dans tous les domaines. On demandait du temps libre, la hiérarchie a trouvé la parade en nous faisant finir à 12 heures et reprendre à 15 ou 16h pour finir encore plus tard le soir (20 heures, sans avoir eu de pépins !!). Les journées ne cessent de s'allonger et l'on voit de moins en moins nos enfants et épouses. Voir des amis relève du miracle lorsqu'on arrive à accorder nos violons sur un week-end (quand celui ci n'est pas supprimé au dernier moment pour un service imposé par la compagnie ou une autre excuse de ce genre)

Le mot qui revient le plus souvent dans nos bouches est : ÉCOEURE

Je terminerai par un grand merci à nos épouses et nos compagnes qui nous soutiennent quotidiennement, car sans elles, je pense que la plupart de mes camarades sombreraient dans l'alcoolisme ou le suicide. Il est très difficile pour un homme de se faire commander par des incapables ou des carriéristes sans avoir le droit de leur dire sous peine de représailles ou de sanctions.

CAMARADES DE FRANCE, N'ABANDONNONS JAMAIS LE COMBAT CONTRE L'INSTITUTION ET SES DIRIGEANTS RÉTROGRADES ET OBTUS CAR L'AVENIR NOUS DONNERA RAISON. (Pour ceux qui luttent en silence dans leur coin, ils récolteront également le fruit de notre mouvement et je respecte leur position)

Signé: Un CH'TI mécontent. (Premier chapitre.)

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10 novembre 2000

UNE ÉPOUSE DE GENDARME

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Bonjour,

Je suis l'épouse d'un gendarme qui réagit de façon objective à la manif du 9 Novembre 2000. Tout d'abord je trouve que vous avez du courage et j'espère que vos maris n'attendent rien dans leur carrière.

Vous parlez beaucoup des conditions de travail en GD mais il existe d'autres unités en gendarmerie. Que faites-vous des GM et des GD ? Certes les GD font un foutu boulot et de nombreuses heures mais pour les GR et GM il en est de même. Les maris en GM et en GR sont considérés comme des " pelouses" d'appelés. Je sais de quoi je parle car je connais la GM et la GR. En Escadron ils grattent la planète et en GR ils sont considérés comme des moins que rien alors que certains ont répondus à une demande en raison du manque d'effectif en GR. La vie de GM n'est pas facile en raison des déplacements mais la vie de GR l'est encore moins en raison des horaires. Le GA sont parfois mieux considérés que nos maris alors qu'il n'ont pas passé un an interne en ESOG et ils ont les mêmes avantages voir plus pour ceux qui ont décidé de faire leur service militaire.

Cependant, il y a certains avantages qu'il faut préserver.

Le premier, le statut de militaire

Le deuxième le logement pour intérêt de service même si ce n'est pas toujours facile de vivre en caserne.

Certes certains sont invivables du fait de leur état. Le troisième la sécurité du contrat une fois que l'on est de carrière contrairement aux autres armes où le passage SOC est très long.

Enfin, là je m'adresse plus aux épouses. Certes notre vie n'est pas toujours facile. Nous élevons nos enfants et gérons le maison seules dans le 3/4 du temps mais n'oublions pas que nous sommes mariés à des militaires. Quand on est l'épouse d'un militaire, on se marie avec l'armée que l'on le veuille ou non. C'est une chose qu'il faut admettre. J'ai dans mon entourage d'autres épouses de militaire d'autres armes et leur mari part aussi souvent que les GM et en général pour des missions de 6 mois non stop. Quant aux déménagements, c'est indéniables ils ne sont pas faciles à vivres pour notre famille mais là aussi c'est une chose à laquelle il faut s'attendre lorsqu'on épouse un militaire.

Je suis tout à fait d'accord que l'on se batte pour les conditions de travail de nos époux et la revalorisation de leur statut de sous-officiers ; mais sachez que tout métier a une incidence sur la vie de famille. Nous ne pouvons pas tout avoir.

Je tiens à signaler que je suis une épouse de gendarme et non de gradé car je suis sure que certains de mes propos en choquerons certaines.

 

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22 septembre 2000

UN  GENDARME DE REGION RHONES ALPES

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Après une trêve estivale, et son accalmie indissociable, il semble que de nouveau, nous assistions à une reprise de la parole par les membres déçus qui composent la majorité de la gendarmerie.

Eh oui, malgré :

1/ des crédits débloqués (rien à voir avec ceux de la Santé ! ! !)

2/ des moyens fournis (pour travailler encore davantage)

3/ du temps libre soit disant accordé (pas bien vu à ce sujet)

un constat général s'impose. De nouveau, la hiérarchie se moque de nous, nous ayant en tout et pour tout accordé :

1/ des crédits dérisoires (qui ne bouchent même pas une dent creuse)

2/ des moyens (comme si nous avions attendu l'institution pour nous doter de téléphones portables…), avec des véhicules, pour effectuer des patrouilles supplémentaires, des ordinateurs pour identifier davantage durant ces patrouilles, des téléphones portables, pour être joints plus facilement (il est vrai que le réseau RUBIS n'est pas parfait, mais fort heureusement, France TELECOM existe ! ! !)

3/ deux demi-journées mensuelles, au bon vouloir du commandant de brigade (vive la loterie, car selon qui vous commande …)

Une fois de plus, la base qui compose la gendarmerie a été blousée par sa hiérarchie, qui elle, sans honte aucune, continue ses pratiques d'un autre siècle, conservant malgré vents et tempêtes ses privilèges. Cette hiérarchie, qui n'a pas d'avenir, s'accroche encore, mais plus pour longtemps, en raison des remaniements qui arrivent.

Les membres qui la composent, tellement imbus d'eux-mêmes, ne se rendent pas compte que même des autres corps d'armées, ils sont rejetés, devenant de plus en plus isolés.

Cependant, sachez que du nouveau arrive, comme :

1/ fin du logement de service, avec obligation de se loger dans un rayon de 10 à 15 km de l'unité

2/ perte de 2 des 5 annuités " offertes ".

3/ revalorisation du salaire, pour compenser en partie la perte du logement.

Voici les trois points retenus d'un rapport qui circule actuellement dans une des circonscriptions.

Ce qui implique :

A/ la fin des astreintes

B/ les 35 heures, ou tout au moins, le regroupement des unités de terrain, pour tourner par équipe.

A terme, donc, réunification des forces de l'ordres.

Nous pourrions aussi parler :

** des COG (centre opérationnel) et de leur professionnalisation. Je vous rassure, il n'en est rien, des brigades continuant toujours à fournir des éléments pour en assurer la bonne marche.

** de l'aspect relationnel entre des gradés (S/Of ou of) et leurs subalternes. Rassurez vous, rien n'a changé, et pour la base, gendarmes vous n'étiez rien ; comme c'est parti ça ne peux que s'aggraver…

Ah, que de promesses non tenues ! ? ! ?

Fin de message pour aujourd'hui. Soyez assurés d'être tenus au courant des évolutions éventuelles, que nous nous ferons un plaisir de vous répercuter.

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6 septembre 2000

UN  GENDARME DE NORMANDIE QUI EST ÉCOEURÉ.

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 Un grand merci aux policiers qui ont accepté de nous héberger par ces temps un peu rudes. Comme le dit si bien le gendarme du Nord, le ras le bol s'est un peu assagi. Plus personne ne parle plus de se révolter contre cette hiérarchie qui ne pense qu'à satisfaire leurs intérêts personnels d'avancement, de promotion.

Il faut bien comprendre, que nous nous sommes fait acheter. Nous demandions du temps libre et une hausse de solde en prenant en compte la quantité de travail harassant que nous devons supporter tous les jours. A cela, il nous a été répondu: des fonds vont être débloqués pour acheter du matériel :

RENAULT Twingo, Kangoo, téléphones portables, ordinateurs, ... Est -ce vraiment cela dont nous avons besoin ???

Faute de temps libre et d'augmentation pécuniaire, nous voilà dotés de matériel supplémentaire pour travailler encore un peu plus !!

Toujours mieux, des fonds sont débloqués pour permettre à chaque militaire en départementale de bénéficier de plusieurs primes repas par mois. Quelle bonne idée pour nous amadouer ! Mais, pour les obtenir, nous devons effectuer des services tels que 10h-14h ou 17h-21h, en plus du travail de tous les jours. On se fout vraiment de nous !!! Les primes repas étaient déjà acquises depuis bien longtemps. Notre demande a donc été détournée pour nous faire bosser encore un peu plus.

Je crois qu'il est vraiment temps de se réveiller et agir de façon à ne plus supporter ce lourd fardeau. Il est temps de faire comprendre aux autorités que nous ne sommes pas des pions utilisables à leur bon vouloir !

Nos familles doivent supporter, elles aussi ces contraintes extrêmement pesantes. Il est clair qu'ayant déjà 8 ans de service, mes orientations professionnelles se tourneront rapidement vers le civil, dans le but d'offrir à ma famille une vie à peu près normale et espérer ainsi éviter le stress permanent occasionné par la vie en caserne et le poids des heures de travail (70 h en moyenne par semaine ! - on est bien loin des 35 h)

Il faut lancer un appel à tout le personnel GIE pour nous mobiliser et agir vite !! Cessons de subir, et laissons nous parler librement !! Nous nous sommes fait endormir, réveillons nous, il est temps !!!

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29 août 2000

UN  GENDARME DU NORD

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 Je remercie tout d'abord nos amis policiers de nous laisser nous exprimer en toute quiétude sur leur site, chose qui est plutôt inhabituelle chez la grande muette...

Quelques questions se posent six mois après les mesures destinées à "adoucir" les charges de travail des gendarmes... En toute honnêteté, mes chers confrères, avez-vous l'impression que votre vie a changé ? En toute franchise, les 2 ou 3 premiers mois ont été concluant dans une certaine mesure, notamment au plan des allégements horaires. Mais avec le recul, je pense qu'il s'agissait simplement d'une période d'accalmie concernant les tâches quotidiennes de mon unité. L'amélioration était simplement extérieure, peu d'événements rendant alors possibles ces mesures. Mais depuis, les affaires succèdent aux affaires, comme il est courant en unité implantée dans une zone périurbaine, et on se résigne à faire le constat suivant : nous n'avons pas avancé d'un pouce... semaines de 80h, vie infernale pour nous et nos familles, le rythme de travail est revenu à son niveau habituel, c'est-à-dire épuisant. Et les autorités, hiérarchiques, judiciaires et administratives, d'en rajouter : services imposés (police route incessante pour les statistiques de M. GAYSSOT), délais imposés par les parquets pour les enquêtes judiciaires, tâches dévolues normalement aux mairies ou préfectures qui entrent maintenant dans nos attributions (pertes papiers... ). Autour de moi, je ne vois que divorces, problèmes familiaux, dépressions nerveuses, quand ce ne sont pas alcoolisme ou antidépresseurs... Combien de temps faudra-t-il pour que cela change ? combien de temps ? Pour ma part, je n'attendrai pas d'avoir ma vie gâchée par tout cela, je vais sur mes 15 ans de services, et je pense pouvoir quitter l'Arme sans regret aucun, vu l'orientation qu'elle a choisi...

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Le 7 juillet 2000

LES MEMBRES DU CNG

34

 En réponse à de toutes nouvelles mesures, et après concertation, il apparaît les éléments suivants :

1/ Qu'elles ne sont applicables qu'aux petites unités, et de façon partielle, rien ne concernant ni les Escadrons, ni la Garde Républicaine.

2/ Qu'a été réalisée une réduction du temps d'ouverture des bureaux, mais certainement pas de la charge de travail des gendarmes

3/ Que certains commandants de compagnie tentent de MUSELER les PSO, en contradiction flagrante avec les paroles émises par M. le président de la République, lors de son passage récent dans leur école d'officiers à MELUN.

Force est de constater qu'absolument rien de ce qui avait été demandé n'a été accordé. Il ne nous faudra compter qu'avec le facteur chance, à savoir de disposer d'un commandant de compagnie (ou similaire pour GM et GR) humain, C.A.D compréhensif, et qui ne soit pas CARRIERISTE.

Il faut cependant reconnaître, et ce pour une grande majorité, que nous ne sommes pas logés à cette enseigne, et que trop rarement, est pris en compte par notre hiérarchie, l'aspect humain. Il est vraiment dommage que le président de la république ne soit pas suivi dans ses parole, par ceux là mêmes à qui il vient de rendre visite.

Rien n'a été fait pour alléger nos conditions de travail, ni combler une partie de nos attentes, quant à notre vie de famille.

JUSQU'OU DEVRONS NOUS ALLER POUR FAIRE ENTENDRE RAISON ? ? ?

En conséquence, nul ne saurait s'étonner de ce que ce mouvement durcisse, en collaboration avec le MFLG, nos tendres épouses, qui nous épaulent sereinement, prêtes s'il le fallait à poursuivre seules le flambeau, dans l'éventualité toujours possible ou nous serions fauchés par le couperet aiguisé de notre hiérarchie.

 

Signé : le C N G, avec l'appui du MFLG

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UN  GENDARME DU NORD

33

 Je remercie tout d'abord nos amis policiers de nous laisser nous exprimer en toute quiétude sur leur site, chose qui est plutôt inhabituelle chez la grande muette...

Quelques questions se posent six mois après les mesures destinées à "adoucir" les charges de travail des gendarmes... En toute honnêteté, mes chers confrères, avez-vous l'impression que votre vie a changé ? En toute franchise, les 2 ou 3 premiers mois ont été concluant dans une certaine mesure, notamment au plan des allègements horaires. Mais avec le recul, je pense qu'il s'agissait simplement d'une période d'accalmie concernant les tâches quotidiennes de mon unité. L'amélioration était simplement extérieure, peu d'évènements rendant alors possibles ces mesures. Mais depuis, les affaires succèdent aux affaires, comme il est courant en unité implantée dans une zone périurbaine, et on se résigne à faire le constat suivant : nous n'avons pas avancé d'un pouce... semaines de 80h, vie infernale pour nous et nos familles, le rythme de travail est revenu à son niveau habituel, c'est-à-dire épuisant. Et les autorités, hiérarchiques, judiciaires et administratives, d'en rajouter : services imposés (police route incessante pour les statistiques de M. GAYSSOT), délais imposés par les parquets pour les enquêtes judiciaires, tâches dévolues normalement aux mairies ou préfectures qui entrent maintenant dans nos attributions (pertes papiers... ). Autour de moi, je ne vois que divorces, problèmes familiaux, dépressions nerveuses, quand ce ne sont pas alcoolisme ou antidépresseurs... Combien de temps faudra-t-il pour que cela change ? combien de temps ? Pour ma part, je n'attendrai pas d'avoir ma vie gâchée par tout cela, je vais sur mes 15 ans de services, et je pense pouvoir quitter l'Arme sans regret aucun, vu l'orientation qu'elle a choisi...

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Le 7 juillet 2000

LES MEMBRES DU CNG

32

 En réponse à de toutes nouvelles mesures, et après concertation, il apparaît les éléments suivants :

1/ Qu'elles ne sont applicables qu'aux petites unités, et de façon partielle, rien ne concernant ni les Escadrons, ni la Garde Républicaine.

2/ Qu'a été réalisée une réduction du temps d'ouverture des bureaux, mais certainement pas de la charge de travail des gendarmes

3/ Que certains commandants de compagnie tentent de MUSELER les PSO, en contradiction flagrante avec les paroles émises par M. le président de la République, lors de son passage récent dans leur école d'officiers à MELUN.

Force est de constater qu'absolument rien de ce qui avait été demandé n'a été accordé. Il ne nous faudra compter qu'avec le facteur chance, à savoir de disposer d'un commandant de compagnie (ou similaire pour GM et GR) humain, C.A.D compréhensif, et qui ne soit pas CARRIERISTE.

Il faut cependant reconnaître, et ce pour une grande majorité, que nous ne sommes pas logés à cette enseigne, et que trop rarement, est pris en compte par notre hiérarchie, l'aspect humain. Il est vraiment dommage que le président de la république ne soit pas suivi dans ses parole, par ceux là mêmes à qui il vient de rendre visite.

Rien n'a été fait pour alléger nos conditions de travail, ni combler une partie de nos attentes, quant à notre vie de famille.

JUSQU'OU DEVRONS NOUS ALLER POUR FAIRE ENTENDRE RAISON ? ? ?

En conséquence, nul ne saurait s'étonner de ce que ce mouvement durcisse, en collaboration avec le MFLG, nos tendres épouses, qui nous épaulent sereinement, prêtes s'il le fallait à poursuivre seules le flambeau, dans l'éventualité toujours possible ou nous serions fauchés par le couperet aiguisé de notre hiérarchie.

 

Signé : le C N G, avec l'appui du MFLG

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