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Depuis le 13 mars 2000, date d'ouverture de cette "fenêtre" sur le vécu, l'eau a coulé sous les ponts... Dans des mouvements spontanés, les tenants se sont magnifiquement signalés auprès de leurs "décideurs". La dimension de leur malaise et les réponses apportées ont-elles été bien pesées et pensées ? Nous ne sommes pas juges... Cet espace reste ouvert ! Nous remercions les 80.000 visiteurs qui, en commun, ont tenu à défendre le principe d'une POLICE forte, respectée et efficaces et... reconnue ! Bonne chance à tous. Vous pouvez compter sur notre vigilance. philippe bitauld
|
15 décembre
2000 Une semaine presque comme les
autres Lundi : 9 heures de
service Mardi : 10 heures de service dont
une patrouille nocturne (PAM) Mercredi : 7 heures de
service Jeudi : 9 heures de service avec
astreinte (PAM) vendredi : 12 heures de service
(planton) samedi et dimanche :
repos Total théorique : 47 heures
de service + 41 heures d'astreinte à domicile.
Ce calcul pourrait être
proche de la réalité mais malheureusement, en
pratique, ajoutons les interventions en dehors des heures de
service, les transfèrements, les services d'ordre,
les instructions... 45 jours de permission et logement
gratuit sont ils suffisants pour compenser cette
quantité de travail produit ? les mesures d'urgence prises avant
l'été (1/2 QL...), je n'en parlerai pas car
elles sont si peu mises en place. Avec toujours ce sentiment
que le gendarme "vole" des heures à la gendarmerie
s'il vient à demander un QL d'après midi
à son seigneur de CB ou CC. "Seigneur", le mot choquera sans
doute les carriéristes, ceux là même qui
empêchent toute évolution de l'institution car
ils préféreront se taire ou mentir, ils ne
retransmettront pas à la hiérarchie le malaise
que ressent la base tout ça pour gagner un galon ou
une barrette. Quelle est la
solution? Fusionner avec nos collègues
policiers et adopter leur rythme de travail? Pourquoi pas...
apparemment certains gendarmes ne sont pas contre...
Pourquoi ne pas demander l'avis de tous les gendarmes?
Il est regrettable à l'aube
du 3ème millénaire, à l'ère de
la communication, de devoir exprimer ses sentiments sous le
couvert de l'anonymat, par le biais de son épouse, et
par l'intermédiaire d'un syndicat policier, mais
aussi de se poser tant de questions qui restent sans
réponse. A ceux qui pensent que je "crache
dans la soupe" puisque c'est la réponse facile faite
par ceux qui ne veulent pas réfléchir sur la
réalité des choses, je réponds que
j'aime ce métier mais les conditions dans lesquelles
nous l'exerçons sont difficiles et
m'inquiètent pour l'avenir.
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15 décembre
2000 DES BRUITS
!?!.. Voici les derniers bruits entendus,
et ce à très nombreuses reprises : 1/ consécutivement à
la chute (VOULUE ??) du recrutement des OPJ en police,
plusieurs échos nous ont fait savoir que très
rapidement, il y aurait fusion avec les OPJ de la
gendarmerie d'une part, tandis que de l'autre, serait
créé un corps des APJ des deux forces, le tout
au sein d'un ministère
unique. Sachant également qu'il est
question pour nous : A- de perdre 2 des 5
annuités gratuites B - de ce que nous allions
très certainement nous loger de la façon qui
nous conviendra C - de la sectorisation même
de jour, qui n'est pas sans rien rappeler à la police
(au fait depuis un bon moment déjà), celle de
nuit étant déjà là.
Ainsi, tout converge bien vers un ministère unique
civil, avec du personnel se logeant ou bon il lui semble
(très certainement un rayon pour la distance à
définir), et la retraite poussée de 55
à 57 ans. Voici les dernières
infos
14 décembre
2000 Objet : une police unique, pourquoi
pas....... Pour cela il faudrait que vous
syndicats de police demandiez la mise en place de
passerelles entre la gendarmerie et la police et le reste
viendra seul. Nous sommes, pour une
majorité, prêts à franchir ce pas. Nous
sommes fatigués de travailler 10,11,12 ou 13 heures
(parfois plus) par jour sous le joug d'officiers-seigneurs
qui ne pensent qu'à préserver leurs
intérêts et leurs pouvoirs. Merci à
votre syndicats de nous donner un peu la parole même
si je fonde aussi quelques espoirs sur
l'Essor.... a bientôt pour lire d'autres
propositions ou votre réponse à
celle-çi .
13 décembre
2000 Une épouse de gendarme du
PSIG Epouse d'un gendarme de P.S.I.G.,
je viens de découvrir votre site et je peux confirmer
haut et fort que les avantages et privilèges de ce
métier sont bel et bien terminés!!! Entre les heures de travail (pas
question de parler des 35 heures), la "soumission" par
rapport à la hiérarchie, l'obligation
d'être toujours performant tant sur le plan physique
qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos,
le résultat en est d'un nombre croissant de divorce
dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de
famille avec un gendarme est quasi inexistante!!! J'espère que des sites comme
le votre qui permettent de témoigner de cette
vérité aboutiront à une
amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont
toujours considérés comme des "Hommes" et non
comme des "robots".
13 décembre
2000 Une épouse de gendarme du
PSIG Epouse d'un gendarme de P.S.I.G.,
je viens de découvrir votre site et je peux confirmer
haut et fort que les avantages et privilèges de ce
métier sont bel et bien terminés!!! Entre les heures de travail (pas
question de parler des 35 heures), la "soumission" par
rapport à la hiérarchie, l'obligation
d'être toujours performant tant sur le plan physique
qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos,
le résultat en est d'un nombre croissant de divorce
dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de
famille avec un gendarme est quasi inexistante!!! J'espère que des sites comme
le votre qui permettent de témoigner de cette
vérité aboutiront à une
amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont
toujours considérés comme des "Hommes" et non
comme des "robots".
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13 décembre
2000 Une épouse de gendarme du
PSIG Epouse d'un gendarme de P.S.I.G.,
je viens de découvrir votre site et je peux confirmer
haut et fort que les avantages et privilèges de ce
métier sont bel et bien terminés!!! Entre les heures de travail (pas
question de parler des 35 heures), la "soumission" par
rapport à la hiérarchie, l'obligation
d'être toujours performant tant sur le plan physique
qu'intellectuel qui est fait sur le peu d'heures de repos,
le résultat en est d'un nombre croissant de divorce
dans la gendarmerie. Je peux vous affirmer que la vie de
famille avec un gendarme est quasi inexistante!!! J'espère que des sites comme
le votre qui permettent de témoigner de cette
vérité aboutiront à une
amélioration de leur vie quotidienne s'ils sont
toujours considérés comme des "Hommes" et non
comme des "robots".
21 novembre
2000 COMMUNIQUE DU
MFLG A destination du
bureau du MFG... Pour des personnes ayant
réfuté les propositions que nous faisions
début 2000, et nous ayant montré du doigt
alors qu'un seul syndicat de police (la FPIP) sans contre
partie aucune nous offrait son aide par son site, il ne
semble pas, jusqu'à présent, que vous fassiez
mieux
.. Contrairement à vous, nous
n'avons pas eu de système de cotisation, et nous ne
nous sommes pas acoquinés avec le bras gauche de la
DGGN (via l'Essor), crédibilité que vous venez
de détruire par ces faits. De même, et selon les
articles parus dans la presse, pour un organisme à
qui il est demandé des bulletins d'adhésion
par dizaine, les résultats ne sont pas à la
hauteur. Vous n'avez malheureusement rien
inventé que nous n'ayons déjà fait, que
ce soit manifestation, appel à réunification,
et même arguments invoqués. Par contre, rejoindre l'ESSOR
(organe dirigé par des fossiles frileux se
complaisant dans leur farniente), il fallait OSER ; revue
bien connue pour ses opinions proches de la direction, pour
ne pas dire identiques. A QUI VOULEZ VOUS FAIRE CROIRE A UN
PROCHAIN CHANGEMENT ??? Il eût été plus
judicieux de monter votre mouvement libre de toute
influence, alors que vous l'avez créé dans le
giron même de ceux dont se plaint la base, vos
époux. Si vous croyez les aider de cette
façon, il semble bien que certaines notions vous
échappent. Effectivement, comment voulez vous
que des pantouflards comme les membres de l'Essor vous
aident en quoi que ce soit ? Quel est le miroir qu'ils vous
ont présenté, pour vous museler ? ---- Vous avez pu constater, depuis fin
juin 2000, que nous n'avions plus pris la parole, vous
laissant vous développer, attendant la tournure des
événements. Ces derniers, bien
malheureusement, ne sont pas à la hauteur de nos
espérances (ni des gens nous soutenant), et c'est le
cur serré, mais encore plus convaincus, que
nous allons revenir sur la scène. Aucune directive n'est ressortie de
votre rencontre (s'il y a eu) avec la DGGN. Il vous semble
assez normal de laisser dire par certains officiers que nos
maris ont légitimement de quoi se défendre,
par les voies habituelles. Vous connaissez comme nous le "
POUVOIR " accordé aux PSO, proche du zéro
absolu, mais ces propos ne vous choquent pas. Également, que ce même
officier dise que votre mouvement n'a pas de raison
d'être semble ne pas vous gêner. Pour qui vous
êtes vous formées, vos maris ou leur
hiérarchie ? L'été a marqué
une trêve dans la grogne, et peu à peu, nous
nous apercevons, une fois de plus, que " grignotage "des
maigres avancées a lieu (avancées obtenues au
cours de l'hiver passé, par la pression que nous
avions contribué à maintenir). Ce ne sont que
patrouilles supplémentaires, horaires redevenant plus
chargés, astreintes en augmentation (quel gain que le
délai d'une ½ heure pour rejoindre
l'unité). Ou, dans tout cela, se trouvent
pris en compte : -notre épanouissement
familial -une vie plus en conformité
avec la société active actuelle Que cela vous plaise ou non, nous
vous surveillerons désormais, veillant à ce
que vous respectiez la partie morale des engagements que
vous avez pris, et copiés sur notre mouvement initial
: le MFLG. A SUIVRE
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10 novembre
2000 UN AUTRE GENDARME DU
NORD Pour débuter, je remercie
tous les collègues policiers qui permettent de nous
exprimer sur ce site et qui font ainsi taire les mauvaises
langues qui persistent à croire qu'il existe encore
une " GUERRE DES POLICES". J'ai découvert ce site hier
et je suis vraiment heureux de pouvoir m'exprimer librement
aujourd'hui car j'ai la conviction que le mouvement qui est
mis en place va faire boule de neige eu égard des
échos favorables que j'ai reçu de mes
camarades de mon unité qui comme moi se sont
aperçus que nous avions été
roulés dans la farine par la hiérarchie.
Bien sûr au début on a
eu l'impression que le changement tant attendu était
enfin arrivé.** Soulagement dans les horaires (de 9
à 10 heures de travail journalier à 8 heures)
** Possibilité de quitter la résidence avec un
téléphone portable lorsque nous étions
désignés pour effectuer un service nocturne de
20 à 24h ( très pratique pour être
joignable plus facilement au cas où un gradé
devrait assurer l'intervention à votre place!!!!!!)
** Véhicules neufs (à moteur diesel
atmosphérique poussif pour poursuivre des malfrats
roulant à bord de bolides surpuissants qui vous
laissent sur place) et enfin des ** ordinateurs pour
travailler mieux et plus vite (lorsque l'on peut sans servir
car celui-ci est réservé au CB, l'autre pour
enregistrer les statistiques (MIS-MIJ) et le dernier
à quelquefois des ratés). Tout ceci n'a duré que 2 ou
3 mois. Après, eh bien un maximum de patrouilles en
seconde partie de nuit pour éviter de donner un
après midi libre aux gendarmes (réservé
exclusivement au seigneur des lieux, j'ai nommé sire
CB). Pour les horaires, ""ON TEND VERS HUIT HEURES DE
TRAVAIL MAIS FAIRE 08 H 30 VOIRE 09 H C'EST PLUS PROCHE QUE
DE FAIRE 10H"" ( Dixit le même CB) Pour ce qui des ordinateurs, tout
le monde reconnaît que dans une unité à
20 ils ne sont pas en nombre suffisant mais le
problème perdure faute de moyens. Le moral des troupes n'a jamais
été aussi bas, mais on continue à
demander encore plus de rendement et de résultats
dans tous les domaines. On demandait du temps libre, la
hiérarchie a trouvé la parade en nous faisant
finir à 12 heures et reprendre à 15 ou 16h
pour finir encore plus tard le soir (20 heures, sans avoir
eu de pépins !!). Les journées ne cessent de
s'allonger et l'on voit de moins en moins nos enfants et
épouses. Voir des amis relève du miracle
lorsqu'on arrive à accorder nos violons sur un
week-end (quand celui ci n'est pas supprimé au
dernier moment pour un service imposé par la
compagnie ou une autre excuse de ce genre) Le mot qui revient le plus souvent
dans nos bouches est : ÉCOEURE Je terminerai par un grand merci
à nos épouses et nos compagnes qui nous
soutiennent quotidiennement, car sans elles, je pense que la
plupart de mes camarades sombreraient dans l'alcoolisme ou
le suicide. Il est très difficile pour un homme de se
faire commander par des incapables ou des
carriéristes sans avoir le droit de leur dire sous
peine de représailles ou de sanctions. CAMARADES DE FRANCE, N'ABANDONNONS
JAMAIS LE COMBAT CONTRE L'INSTITUTION ET SES DIRIGEANTS
RÉTROGRADES ET OBTUS CAR L'AVENIR NOUS DONNERA
RAISON. (Pour ceux qui luttent en silence dans leur coin,
ils récolteront également le fruit de notre
mouvement et je respecte leur position) Signé: Un CH'TI
mécontent. (Premier chapitre.)
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10 novembre
2000 UNE ÉPOUSE DE
GENDARME Bonjour, Je suis l'épouse d'un
gendarme qui réagit de façon objective
à la manif du 9 Novembre 2000. Tout d'abord je trouve
que vous avez du courage et j'espère que vos maris
n'attendent rien dans leur carrière. Vous parlez beaucoup des conditions
de travail en GD mais il existe d'autres unités en
gendarmerie. Que faites-vous des GM et des GD ? Certes les
GD font un foutu boulot et de nombreuses heures mais pour
les GR et GM il en est de même. Les maris en GM et en
GR sont considérés comme des " pelouses"
d'appelés. Je sais de quoi je parle car je connais la
GM et la GR. En Escadron ils grattent la planète et
en GR ils sont considérés comme des moins que
rien alors que certains ont répondus à une
demande en raison du manque d'effectif en GR. La vie de GM
n'est pas facile en raison des déplacements mais la
vie de GR l'est encore moins en raison des horaires. Le GA
sont parfois mieux considérés que nos maris
alors qu'il n'ont pas passé un an interne en ESOG et
ils ont les mêmes avantages voir plus pour ceux qui
ont décidé de faire leur service
militaire. Cependant, il y a certains
avantages qu'il faut préserver. Le deuxième le logement
pour intérêt de service même si ce
n'est pas toujours facile de vivre en caserne.
Certes certains sont invivables du
fait de leur état. Le troisième la
sécurité du contrat une fois que l'on est de
carrière contrairement aux autres armes où le
passage SOC est très long. Enfin, là je m'adresse plus
aux épouses. Certes notre vie n'est pas toujours
facile. Nous élevons nos enfants et gérons le
maison seules dans le 3/4 du temps mais n'oublions pas que
nous sommes mariés à des militaires. Quand on
est l'épouse d'un militaire, on se marie avec
l'armée que l'on le veuille ou non. C'est une chose
qu'il faut admettre. J'ai dans mon entourage d'autres
épouses de militaire d'autres armes et leur mari part
aussi souvent que les GM et en général pour
des missions de 6 mois non stop. Quant aux
déménagements, c'est indéniables ils ne
sont pas faciles à vivres pour notre famille mais
là aussi c'est une chose à laquelle il faut
s'attendre lorsqu'on épouse un militaire. Je suis tout à fait d'accord
que l'on se batte pour les conditions de travail de nos
époux et la revalorisation de leur statut de
sous-officiers ; mais sachez que tout métier a une
incidence sur la vie de famille. Nous ne pouvons pas tout
avoir. Je tiens à signaler que je
suis une épouse de gendarme et non de gradé
car je suis sure que certains de mes propos en choquerons
certaines.
Le premier, le statut de
militaire
22 septembre
2000 UN GENDARME DE REGION
RHONES ALPES Après une trêve
estivale, et son accalmie indissociable, il semble que de
nouveau, nous assistions à une reprise de la parole
par les membres déçus qui composent la
majorité de la gendarmerie. Eh oui, malgré : 2/ des moyens fournis (pour
travailler encore davantage) 3/ du temps libre soit disant
accordé (pas bien vu à ce
sujet) un constat général
s'impose. De nouveau, la hiérarchie se moque de nous,
nous ayant en tout et pour tout accordé : 2/ des moyens (comme si nous
avions attendu l'institution pour nous doter de
téléphones portables
), avec des
véhicules, pour effectuer des patrouilles
supplémentaires, des ordinateurs pour identifier
davantage durant ces patrouilles, des
téléphones portables, pour être
joints plus facilement (il est vrai que le réseau
RUBIS n'est pas parfait, mais fort heureusement, France
TELECOM existe ! ! !) 3/ deux demi-journées
mensuelles, au bon vouloir du commandant de brigade (vive
la loterie, car selon qui vous commande
) Une fois de plus, la base qui
compose la gendarmerie a été blousée
par sa hiérarchie, qui elle, sans honte aucune,
continue ses pratiques d'un autre siècle, conservant
malgré vents et tempêtes ses privilèges.
Cette hiérarchie, qui n'a pas d'avenir, s'accroche
encore, mais plus pour longtemps, en raison des remaniements
qui arrivent. Les membres qui la composent,
tellement imbus d'eux-mêmes, ne se rendent pas compte
que même des autres corps d'armées, ils sont
rejetés, devenant de plus en plus
isolés. Cependant, sachez que du nouveau
arrive, comme : 2/ perte de 2 des 5
annuités " offertes ". 3/ revalorisation du salaire,
pour compenser en partie la perte du
logement. Voici les trois points retenus d'un
rapport qui circule actuellement dans une des
circonscriptions. Ce qui implique : B/ les 35 heures, ou tout au
moins, le regroupement des unités de terrain, pour
tourner par équipe. A terme, donc, réunification
des forces de l'ordres. Nous pourrions aussi parler
: ** des COG (centre
opérationnel) et de leur professionnalisation. Je
vous rassure, il n'en est rien, des brigades continuant
toujours à fournir des éléments pour en
assurer la bonne marche. ** de l'aspect relationnel entre
des gradés (S/Of ou of) et leurs subalternes.
Rassurez vous, rien n'a changé, et pour la base,
gendarmes vous n'étiez rien ; comme c'est parti
ça ne peux que s'aggraver
Ah, que de promesses
non tenues ! ? ! ? Fin de message pour aujourd'hui.
Soyez assurés d'être tenus au courant des
évolutions éventuelles, que nous nous ferons
un plaisir de vous répercuter.
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1/ des crédits
débloqués (rien à voir avec ceux de
la Santé ! ! !)
1/ des crédits
dérisoires (qui ne bouchent même pas une
dent creuse)
1/ fin du logement de
service, avec obligation de se loger dans un rayon de 10
à 15 km de l'unité
A/ la fin des
astreintes
6 septembre
2000 UN GENDARME DE NORMANDIE
QUI EST ÉCOEURÉ. Un grand merci aux policiers
qui ont accepté de nous héberger par ces temps
un peu rudes. Comme le dit si bien le gendarme du Nord, le
ras le bol s'est un peu assagi. Plus personne ne parle plus
de se révolter contre cette hiérarchie qui ne
pense qu'à satisfaire leurs intérêts
personnels d'avancement, de promotion. Il faut bien comprendre, que nous
nous sommes fait acheter. Nous demandions du temps libre et
une hausse de solde en prenant en compte la quantité
de travail harassant que nous devons supporter tous les
jours. A cela, il nous a été répondu:
des fonds vont être débloqués pour
acheter du matériel : RENAULT Twingo, Kangoo,
téléphones portables, ordinateurs, ... Est -ce
vraiment cela dont nous avons besoin ??? Faute de temps libre et
d'augmentation pécuniaire, nous voilà
dotés de matériel supplémentaire pour
travailler encore un peu plus !! Toujours mieux, des fonds sont
débloqués pour permettre à chaque
militaire en départementale de
bénéficier de plusieurs primes repas par mois.
Quelle bonne idée pour nous amadouer ! Mais, pour les
obtenir, nous devons effectuer des services tels que 10h-14h
ou 17h-21h, en plus du travail de tous les jours. On se fout
vraiment de nous !!! Les primes repas étaient
déjà acquises depuis bien longtemps. Notre
demande a donc été détournée
pour nous faire bosser encore un peu plus. Je crois qu'il est vraiment temps
de se réveiller et agir de façon à ne
plus supporter ce lourd fardeau. Il est temps de faire
comprendre aux autorités que nous ne sommes pas des
pions utilisables à leur bon vouloir ! Nos familles doivent supporter,
elles aussi ces contraintes extrêmement pesantes. Il
est clair qu'ayant déjà 8 ans de service, mes
orientations professionnelles se tourneront rapidement vers
le civil, dans le but d'offrir à ma famille une vie
à peu près normale et espérer ainsi
éviter le stress permanent occasionné par la
vie en caserne et le poids des heures de travail (70 h en
moyenne par semaine ! - on est bien loin des 35
h) Il faut lancer un appel à
tout le personnel GIE pour nous mobiliser et agir vite !!
Cessons de subir, et laissons nous parler librement !! Nous
nous sommes fait endormir, réveillons nous, il est
temps !!!
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29 août
2000 UN GENDARME DU
NORD Je remercie tout d'abord nos
amis policiers de nous laisser nous exprimer en toute
quiétude sur leur site, chose qui est plutôt
inhabituelle chez la grande muette... Quelques questions se posent six
mois après les mesures destinées à
"adoucir" les charges de travail des gendarmes... En toute
honnêteté, mes chers confrères,
avez-vous l'impression que votre vie a changé ? En
toute franchise, les 2 ou 3 premiers mois ont
été concluant dans une certaine mesure,
notamment au plan des allégements horaires. Mais avec
le recul, je pense qu'il s'agissait simplement d'une
période d'accalmie concernant les tâches
quotidiennes de mon unité. L'amélioration
était simplement extérieure, peu
d'événements rendant alors possibles ces
mesures. Mais depuis, les affaires succèdent aux
affaires, comme il est courant en unité
implantée dans une zone périurbaine, et on se
résigne à faire le constat suivant : nous
n'avons pas avancé d'un pouce... semaines de 80h, vie
infernale pour nous et nos familles, le rythme de travail
est revenu à son niveau habituel, c'est-à-dire
épuisant. Et les autorités,
hiérarchiques, judiciaires et administratives, d'en
rajouter : services imposés (police route incessante
pour les statistiques de M. GAYSSOT), délais
imposés par les parquets pour les enquêtes
judiciaires, tâches dévolues normalement aux
mairies ou préfectures qui entrent maintenant dans
nos attributions (pertes papiers... ). Autour de moi, je ne
vois que divorces, problèmes familiaux,
dépressions nerveuses, quand ce ne sont pas
alcoolisme ou antidépresseurs... Combien de temps
faudra-t-il pour que cela change ? combien de temps ? Pour
ma part, je n'attendrai pas d'avoir ma vie
gâchée par tout cela, je vais sur mes 15 ans de
services, et je pense pouvoir quitter l'Arme sans regret
aucun, vu l'orientation qu'elle a choisi...
Le 7 juillet 2000 LES MEMBRES DU
CNG En réponse à de
toutes nouvelles mesures, et après concertation, il
apparaît les éléments suivants
: 1/ Qu'elles ne sont applicables
qu'aux petites unités, et de façon partielle,
rien ne concernant ni les Escadrons, ni la Garde
Républicaine. 2/ Qu'a été
réalisée une réduction du temps
d'ouverture des bureaux, mais certainement pas de la charge
de travail des gendarmes 3/ Que certains commandants de
compagnie tentent de MUSELER les PSO, en contradiction
flagrante avec les paroles émises par M. le
président de la République, lors de son
passage récent dans leur école d'officiers
à MELUN. Force est de constater
qu'absolument rien de ce qui avait été
demandé n'a été accordé. Il ne
nous faudra compter qu'avec le facteur chance, à
savoir de disposer d'un commandant de compagnie (ou
similaire pour GM et GR) humain, C.A.D compréhensif,
et qui ne soit pas CARRIERISTE. Il faut cependant
reconnaître, et ce pour une grande majorité,
que nous ne sommes pas logés à cette enseigne,
et que trop rarement, est pris en compte par notre
hiérarchie, l'aspect humain. Il est vraiment dommage
que le président de la république ne soit pas
suivi dans ses parole, par ceux là mêmes
à qui il vient de rendre visite. Rien n'a été fait
pour alléger nos conditions de travail, ni combler
une partie de nos attentes, quant à notre vie de
famille. JUSQU'OU DEVRONS NOUS ALLER POUR
FAIRE ENTENDRE RAISON ? ? ? En conséquence, nul ne
saurait s'étonner de ce que ce mouvement durcisse, en
collaboration avec le MFLG, nos tendres épouses, qui
nous épaulent sereinement, prêtes s'il le
fallait à poursuivre seules le flambeau, dans
l'éventualité toujours possible ou nous
serions fauchés par le couperet aiguisé de
notre hiérarchie. Signé : le C N G, avec
l'appui du MFLG
UN GENDARME DU
NORD Je remercie tout d'abord nos
amis policiers de nous laisser nous exprimer en toute
quiétude sur leur site, chose qui est plutôt
inhabituelle chez la grande muette... Quelques questions se posent six
mois après les mesures destinées à
"adoucir" les charges de travail des gendarmes... En toute
honnêteté, mes chers confrères,
avez-vous l'impression que votre vie a changé ? En
toute franchise, les 2 ou 3 premiers mois ont
été concluant dans une certaine mesure,
notamment au plan des allègements horaires. Mais avec
le recul, je pense qu'il s'agissait simplement d'une
période d'accalmie concernant les tâches
quotidiennes de mon unité. L'amélioration
était simplement extérieure, peu
d'évènements rendant alors possibles ces
mesures. Mais depuis, les affaires succèdent aux
affaires, comme il est courant en unité
implantée dans une zone périurbaine, et on se
résigne à faire le constat suivant : nous
n'avons pas avancé d'un pouce... semaines de 80h, vie
infernale pour nous et nos familles, le rythme de travail
est revenu à son niveau habituel, c'est-à-dire
épuisant. Et les autorités,
hiérarchiques, judiciaires et administratives, d'en
rajouter : services imposés (police route incessante
pour les statistiques de M. GAYSSOT), délais
imposés par les parquets pour les enquêtes
judiciaires, tâches dévolues normalement aux
mairies ou préfectures qui entrent maintenant dans
nos attributions (pertes papiers... ). Autour de moi, je ne
vois que divorces, problèmes familiaux,
dépressions nerveuses, quand ce ne sont pas
alcoolisme ou antidépresseurs... Combien de temps
faudra-t-il pour que cela change ? combien de temps ? Pour
ma part, je n'attendrai pas d'avoir ma vie
gâchée par tout cela, je vais sur mes 15 ans de
services, et je pense pouvoir quitter l'Arme sans regret
aucun, vu l'orientation qu'elle a choisi...
Le 7 juillet 2000 LES MEMBRES DU
CNG En réponse à de
toutes nouvelles mesures, et après concertation, il
apparaît les éléments suivants
: 1/ Qu'elles ne sont applicables
qu'aux petites unités, et de façon partielle,
rien ne concernant ni les Escadrons, ni la Garde
Républicaine. 2/ Qu'a été
réalisée une réduction du temps
d'ouverture des bureaux, mais certainement pas de la charge
de travail des gendarmes 3/ Que certains commandants de
compagnie tentent de MUSELER les PSO, en contradiction
flagrante avec les paroles émises par M. le
président de la République, lors de son
passage récent dans leur école d'officiers
à MELUN. Force est de constater
qu'absolument rien de ce qui avait été
demandé n'a été accordé. Il ne
nous faudra compter qu'avec le facteur chance, à
savoir de disposer d'un commandant de compagnie (ou
similaire pour GM et GR) humain, C.A.D compréhensif,
et qui ne soit pas CARRIERISTE. Il faut cependant
reconnaître, et ce pour une grande majorité,
que nous ne sommes pas logés à cette enseigne,
et que trop rarement, est pris en compte par notre
hiérarchie, l'aspect humain. Il est vraiment dommage
que le président de la république ne soit pas
suivi dans ses parole, par ceux là mêmes
à qui il vient de rendre visite. Rien n'a été fait
pour alléger nos conditions de travail, ni combler
une partie de nos attentes, quant à notre vie de
famille. JUSQU'OU DEVRONS NOUS ALLER POUR
FAIRE ENTENDRE RAISON ? ? ? En conséquence, nul ne
saurait s'étonner de ce que ce mouvement durcisse, en
collaboration avec le MFLG, nos tendres épouses, qui
nous épaulent sereinement, prêtes s'il le
fallait à poursuivre seules le flambeau, dans
l'éventualité toujours possible ou nous
serions fauchés par le couperet aiguisé de
notre hiérarchie. Signé : le C N G, avec
l'appui du MFLG