Vous avez dit...

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MARS 2000 / /////AVRIL 2000 / //////MAI  2000 /////

Depuis le 13 mars 2000, date d'ouverture de cette "fenêtre" sur le vécu, l'eau a coulé sous les ponts...

Dans des mouvements spontanés, les tenants se sont magnifiquement signalés auprès de leurs "décideurs".

La dimension de leur malaise et les réponses apportées ont-elles été bien pesées et pensées ?

Nous ne sommes pas juges... Cet espace reste ouvert !

Nous remercions les 80.000 visiteurs qui, en commun, ont tenu à défendre le principe d'une POLICE forte, respectée et efficaces et... reconnue !

Bonne chance à tous. Vous pouvez compter sur notre vigilance.

philippe bitauld

 

Le 23 mai 2000

UN GENDARME DE RHONES ALPES

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Pour commencer, je remercie nos camarades Policiers de nous accueillir sur leur site, nous permettant de nous exprimer, en toute sécurité.

Quand je pense que l'on parle de solidarité en gendarmerie..... .

Prenons exemple!

Le statut militaire, que d'avantages! être exploité à outrance, quel avantage! 50 heures sur le terrain, 48 heures d'astreinte à domicile! Et tout cela pour les statistiques! Aucune efficacité dans le service! Une pression hiérarchique constante, du chiffre, du chiffre et encore du chiffre! La population entend parler de prévention, nous de répression!

A 18 heures, tout gendarme sensé évite l'événement s'il veut pouvoir bénéficier de son quartier libre à 19 heures! (10 soirées de libre dans le mois, il ne faut pas en louper une! Les moments de liberté gracieusement accordés par l'institution sont rares!)

La sûreté de l'emploi, tous les agents de l'état l'ont, bien qu'ils soient civils! 75% sur les tarifs SNCF! Nous avons quasiment tous un véhicule!

Un logement de fonction! Un moyen d'imposer une disponibilité quasi constante de son personnel!

45 jours de permission! Le passage aux 35 heures dans le secteur privé ou public est ou sera compensé par des congés supplémentaires. Résultat:

39 heures et un minimum de 9 semaines de congé!

Décidément, quels avantages!

Les mesures annoncées n'apportent rien sauf à la Gendarmerie elle-même et ses dirigeants qui ne peuvent que se féliciter! Plus de matériel, plus de disponibilité, donc encore plus de rendement! On ne pouvait faire mieux! C'est de l'escroquerie pure et simple! Commander utile qu'ils disaient! La réalité est toute autre!

Ces chers membres du CFMG qui se félicitent! Bravo messieurs, vous êtes promis à de belles carrières!

Enfin, il y a tant de choses à dénoncer qu'il serait trop long de les énumérer dans un simple Mail ("menaces" sur les demandes de mutations,

les notations, ... et bien d'autres contraintes encore!) Malgré tout, nous continuons à faire le travail que nous aimons du mieux que nous pouvons tout en essayant de conserver un semblant de vie familiale! Je félicite les CNG et MFLG pour leurs mouvements et leur souhaite longue vie! le combat sera dur devant tant d'échelons réfractaires au progrès et désireux de conserver leur privilèges au préjudice des gens de terrain. Un ministère unique semble bien être la seule issue à une Police efficace garante de la sécurité des citoyens, passant par un traitement égal de l'ensemble de ses acteurs.

Joignons nous aux CFMG et CNG, l'union fait la force!

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Le 3 mai 2000

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Bonjour,

Je tiens à vous indiquer que cela serait une erreur de voir la Gendarmerie quitter le ministère de la Défense car même s'il y a des problèmes, nous avons certains avantages. Ne perdons pas le peu que nous avons.

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Le 2 mai 2000

Le MFLG et le CNG communiquent

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A l'attention des épouses et de leurs maris, gendarmes en : GR, GM, GD

Si, comme nous, vous estimez que les améliorations soi-disant apportées sont proches du ZÉRO, nous vous invitons toutes et tous à manifester de nouveau et de façon massive, votre mécontentement.

Conscients de ce que PARIS est lointain, nous vous suggérons de poursuivre ce mouvement le Vendredi 09 JUIN à 11 heures, devant la Légion d'appartenance de votre époux, mettant ainsi chacun à environ 100 ou 150 km d'un point de rendez vous.

Concernant votre sécurité, nous vous recommandons :

1/ de vous procurer des masques en plastique, comme on peut en trouver dans des magasins de peinture ou d'art.

2/ d'ôter vos boucles d'oreilles, comme tout bijou

3/ de prendre garde, comme déjà à PARIS, aux " gens " vous contactant sur place (ceux là étaient des officiers).

4/ de ne jamais donner votre nom.

 

Effectivement, pratiquement rien de ce qui avait été demandé n'a été octroyé. La réduction des horaires de travail (70 à 80 heures hebdomadaires) a porté sur une moyenne de TROIS heures par semaine, et encore, selon le bon vouloir des commandants de groupement. Ainsi, certaines disparités sont nées, par exemple pour les horaires d'ouverture de bureaux : 8/12 - 14/18 pour les uns, 8/12 - 15/19 pour certains, 8.30/12 -14/18.30 pour d'autres, alors qu'il eût été plus aisé de fixer un horaire unique au plan national. Mais tout le monde connaît cet adage, vieux comme le monde, que reprend une fois de plus à son compte notre hiérarchie décadente : DIVISER POUR RÉGNER.

De même, les PSO n'ont toujours pas la parole, et les informations qu'ils recueillent sont stoppées, au niveau des compagnies, comme des groupements (si ce n'est une ou deux exceptions près).

En fait, rien n'a changé, et le droit à une vie de famille n'est toujours pas reconnu, de par la seule volonté de quelques uns, bien loin de nos problèmes quotidiens, qui ne veulent surtout pas en entendre parler. Il est vrai que leur vie est plus facile, ne serait ce que par les privilèges qu'ils s'accordent. De manière flagrante, Ils n'ont pas tout à fait la même définition de la République que nous. Il est temps d'en finir avec eux.

Toujours pour la vie de famille, précisons que l'octroi de QL en journée n'est possible que si les dix nocturnes n'ont pu être donnés. Ils ne viennent donc pas en plus, mais comme palliatifs. Où est le gain de temps libre dans cela ?

La liste des récriminations est longue, et plusieurs feuillets ne seraient pas de trop. Écoutez simplement votre proche entourage.

Si comme nous :

1/ vous en avez assez d'être pris pour ce que vous n'êtes pas ;

2/ vous pensez que la vie de famille est importante ;

3/ vous estimez qu'il y a une vie après la gendarmerie ;

4/ vous croyez à un ministère unique regroupant toutes les forces de l'ordre.

Répondez à cet appel, faites passer le mot, et venez à ce rendez-vous du 09 Juin, pour 11 heures, devant chaque légion.

 

PS : ce message est également consultable sur le site Internet

http://www.fpip.police.com

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Le 27 avril 2000

MFLG et le CNG répondent au message précédent

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Monsieur le sous officier, lorsque l'on critique, il faut s'attendre à un retour de balles; vous concernant, il aurait été honnête de votre part de préciser votre poste, ce qui déjà, vous situait. Dans votre cas, vous devez vous rendre compte que votre situation propre et celle d'une majorité en métropole ne sont pas comparables.

D'autre part, si notre grammaire vous déplaît, peut être avez vous raté votre vocation, et que professeur de français vous conviendrait davantage.....

Pour en revenir au sujet principal, il est normal que nous nous exprimions, pour tenter d'amener à nos maris, et surtout à notre vie familiale, un semblant de vie, auquel tout couple peut prétendre.

Dans votre texte, vous vous citez souvent, mais votre épouse a t-elle le droit de s'exprimer, elle aussi ?

Il est bon que vous ayez des principes, mais il ne faut pas tout mélanger. Il est normal, lorsque nos maris font 70 ou 80 heures par semaine, que nous nous érigions contre ce phénomène, puisque militaires, ils ne peuvent le faire eux mêmes sans représailles. Si vous avez des idées quant au sujet, merci de les proposer, plutôt que de critiquer sans amener de solutions.

Il est très possible, vu de votre île, que tout aille bien, mais ce n'est pas le cas en métropole, tant en GM, GD que GR. Si vous n'êtes pas convaincu, ouvrez alors les yeux, et posez des questions !!. Pensez vous tolérable, alors qu'une loi impose 35 h/semaine, de faire encore, dans cette corporation, 70 à 80 heures, dont seulement 50% sont comptabilisées (les externes), les autres n'étant pas reconnues ?

Nous sommes curieuses de connaître les solutions que vous envisagez, mais de grâce, ne nous parlez pas de l'ESSOR ou de l'UNPRG, deux organismes frileux, dont les membres, lorsqu'ils étaient d'active, n'émettaient aucun son, ce qu'ils ne font d'ailleurs pas plus maintenant.

Quoi qu'il en soit, il va falloir que l'état se mette en conformité, et ce d'ici fin 2001 (cf accords européens), et annonce la création d'un ministère unique, regroupant toutes les forces de l'ordre.

Sans rancune aucune, nous attendons vos suggestions, pour accélérer la réalisation de tout cela.

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Le 25 avril 2000

Un sous-officier

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Je vous ai fait parvenir dernièrement un mail dont le texte avait un rapport avec les actions et revendications d'un certain "MFLG".Mon message n'a pas été diffusé sur votre site. Quelles en sont les raisons ? Certes mes arguments n'abondent pas dans le sens de la vindicte populaire du moment. Il me semble que cet état de fait s'appelle de la censure délibérée.Aussi, je me permets de vous joindre le texte dudit message à des fins de diffusion.Merci de votre compréhension

- Quel titre pompeux !!!!!!! Je trouve déplorable de trouver sur un site où la gendarmerie a une petite place, les élucubrations de certaines épouses qui de surcroît créent un mouvement aux objectifs et revendications dénués de réalisme.Les messages de ces "épouses, parfois truffés de fautes d'orthographe, doivent certainement bien faire rigoler nos collègues policiers qui sont les initiateurs du site.Un peu de pudeur mesdames, cela vous donnera un peu de crédibilité, si tant est que vous en méritiez.Je suis gendarme mobile et j'ai une vie de famille malgré mon travail. Certes, tout n'est pas rose tous les jours, mais chaque métier, chaque corporation a son lot d'avantages et d'inconvénients.Que doit alors dire la femme d'un routier international, qui paie son loyer avec le salaire de misère de son mari sans pour autant le voir de la semaine, tout en sachant que le week-end, il dormira pour récupérer de son dur labeur.Si vos époux ne se complaisent pas en gendarmerie, il est encore temps pour eux de changer de métier.De plus, un mariage se fait en connaissance de cause. Lorsque que l'on épouse un gendarme, on est avertie de son travail et des aléas qui en découlent.Soyons sérieux. Si des progrès sont à faire, ce n'est pas en réagissant de cette manière.Fort heureusement le ridicule ne tue pas. Mais votre MLFG, ridiculise l'institution.J'espère que ce mouvement s'essoufflera rapidement.Je souhaite que le responsable du site diffuse mon petit message sans censure aucune.Je ne suis pas rétrograde, je suis un sous-officier de gendarmerie et je crois encore à certaines valeurs.Alors, je vous en prie, mesdames, restez à votre place, et dites à vos époux mécontents que le marché du travail est ouvert à tous.Merci de m'avoir lu et désolé de vous contrarier

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Le 10 avril 2000

le MFLG et CNG

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COMMUNIQUE du 10/04/2022

Nous remercions les épouses qui se sont déplacées sur PARIS. Ainsi, fait sans précédent, elles ont pu témoigner de l'énorme malaise qui règne dans la gendarmerie où la vie familiale ne semble plus avoir de place.

Nous pensons également à leur sécurité et celle de leurs époux. Pour vous faire connaître - en toute sécurité ! - vous avez le loisir de laisser vos coordonnées directement sur le site FPIP-POLICE.COM (ou à leur standard : 01 44 92 78 50). Vos messages nous seront retransmis en toute confidentialité. Nous attestons de la confiance que vous pouvez accorder au webmaster qui de manière confraternelle nous a ouvert, dès le 10 mars, un espace de communication.

Nous prévoyons déjà une nouvelle manifestation, vers juin, avant la première période estivale, pour ne léser personne. Elle sera d'un type différent, et le déplacement à réaliser alors sera aisé, en tout cas, nettement moins contraignant que sur Paris.

Pour ce qui est relatif à la sécurité des personnes désirant manifester, le problème a été appréhendé, et sera résolu.

Samedi 08 avril au journal télévisé de 20 heures sur FRANCE 2, il a été question, dans un reportage, de nos problèmes. La grogne a également été évoquée ; une responsable du MFLG, interviewée.

A l'issue de ce temps d'antenne accordé, il est très probable que les téléphones rouges de la DGGN aient sonné. Sacré pavé dans leur mare…

Pour être efficaces, il nous faut absolument nous regrouper, afin de peser ! Ce n'est que de cette manière que nous seront fortes et que nos initiatives pourront faire ployer la hiérarchie. Actuellement, même si elle pavane encore, elle ne fait plus vraiment ce qu'elle veut. Elle sera contrainte de faire avec nous !

Aussi, rentrons au plus vite toutes en contact. Que celles qui disposent d'internet relayent nos préoccupations. Plus vite nous nous connaîtrons, mieux adaptées seront nos décisions et prises de position.

Les deux premières pierres de l'édifice viennent d'être posées ; ne laissons pas tomber la construction de cet bel ouvrage, mais bien au contraire, concentrons toutes nos ardeurs.

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Le 5 avril 2000

Les membres du CNG

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En réponse à de toutes nouvelles mesures, et après concertation, il apparaît les éléments suivants :

1/ Qu'elles ne sont applicables qu'aux petites unités, et de façon partielle, rien ne concernant ni les Escadrons, ni la Garde Républicaine.

2/ Qu'a été réalisée une réduction du temps d'ouverture des bureaux, mais certainement pas de la charge de travail des gendarmes

3/ Que certains commandants de compagnie tentent de MUSELER les PSO, en contradiction flagrante avec les paroles émises par M. le président de la république, lors de son passage récent dans leur école d'officiers à MELUN.

Force est de constater qu'absolument rien de ce qui avait été demandé n'a été accordé. Il ne nous faudra compter qu'avec le facteur chance, à savoir de disposer d'un commandant de compagnie (ou similaire pour GM et GR) humain, C.A.D compréhensif, et qui ne soit pas CARRIÉRISTE.

Il faut cependant reconnaître, et ce pour une grande majorité, que nous ne sommes pas logés à cette enseigne, et que trop rarement, est pris en compte par notre hiérarchie, l'aspect humain. Il est vraiment dommage que le président de la république ne soit pas suivi dans ses paroles, par ceux là mêmes à qui il vient de rendre visite.

Rien n'a été fait pour alléger nos conditions de travail, ni combler une partie de nos attentes, quant à notre vie de famille…

JUSQU'OÙ DEVRONS NOUS ALLER POUR FAIRE ENTENDRE RAISON ? ? ?

En conséquence, nul ne saurait s'étonner de ce que ce mouvement durcisse, en collaboration avec le MFLG, nos tendres épouses, qui nous épaulent sereinement, prêtes s'il le fallait à poursuivre seules le flambeau, dans l'éventualité toujours possible ou nous serions fauchés par le couperet aiguisé de notre hiérarchie.

Signé : le C N G, avec l'appui du MFLG

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Le 31 mars 2000

Un gendarme du Sud

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 Je suis agréablement surpris par votre site et vous en remercie. Je viens de parcourir les précédents messages et je me rends compte que les choses peuvent enfin bouger, que l'on peut améliorer notre situation actuelle, ENSEMBLE... même si il y a encore pas mal de chemin à parcourir !

Je suis entièrement d'accord avec mon camarade de l'Est, cf. le message d'aujourd'hui.

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Le 31 mars 2000

Un Gendarme Mobile de l'Est

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 Bonjour et merci de votre soutien,

je suis gendarme mobile dans l'est de la France. Il faut que cela cesse ! une fois pour toute...il faut dire la vérité sur ce qui se passe dans notre institution et arrêter de montrer le côté "vitrine". Il n'y a rien de pire que de voir des gendarmes en chemise cravate travailler sur le bord de la route, tout ça pour inciter les jeunes à s'engager, à leur donner de fausses illusions du genre "venez chez nous, tout est beau, tout est rose".

En gendarmerie mobile nous avons l'impression d'être des bêtes, le rebu de la société commandé par des officiers qui "savent tout" et qui se considèrent comme des Seigneurs. STOP ! Nous ne sommes pas des deuxièmes pompes à leur service, nous sommes sous-officiers et souhaitons être considérés comme tel. Nous avons une vie de famille en dehors de notre métier et souhaitons qu'on la respecte.

La gendarmerie mobile est exploitée lors de ses missions surtout au niveau des heures de service sur le terrain. Ça ne dérange personne que l'on passe plus de douze heures sur le bitume sans réellement savoir ce qu'on fait là, il est clair que si les heures supp. étaient payées nous ne resterions pas aussi longtemps sur le terrain. Nous sommes sous-payés quand bien même nous le sommes ! Les IJAT sont payées de plus en plus tard et les soldes n'augmentent guère... Alors quand on nous dit qu'il faut avoir l'esprit de sacrifice et être fier de ce que nous faisons, forcément ça coince !

Alors sachez que nous en avons assez, que nous voulons être entendus, nous en avons assez d'être des pions muets...

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Le 31 mars 2000

Un Gendarme Mobile

22

 Je suis agréablement surpris par votre site et vous en remercie. Je viens de parcourir les précédents messages et je me rends compte que les choses peuvent enfin bouger, que l'on peut améliorer notre situation actuelle, ENSEMBLE... même si il y a encore pas mal de chemin à parcourir !

Je suis entièrement d'accord avec mon camarade de l'Est, cf. le message d'aujourd'hui.

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Le 31 mars 2000

Un gendarme de l'Est

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UNE GESTION A REVOIR... 

Depuis les quelques années que je suis en gendarmerie, je pensais avoir tout vu, mais je m'aperçois de jour en jour que cela empire, de façon

exponentiel dans le n'importe quoi. Combien sont partis en GD alors qu'ils voulaient faire carrière en mobile, tandis que d'autres étaient maintenus alors qu'ils font des pieds et des mains pour partir en GD.

L'efficacité du service s'en trouverait accrue car des personnels très motivés, et faisant ce qu'ils aiment, ne peuvent être que meilleurs pour le service.

Le gendarme ( GD/ GM/GR) ne choisit que rarement son plan de carrière. Les décisions le concernant sont prises bien à l'avance sans consultation de

l'intéressé. EXEMPLE : 1 mobile passe 2 années pleines à préparer son D A , mais on lui refuse un maintien provisoire à 5 mois de son examen final,

pour l'envoyer en brigade.

La pratique du post-it fonctionne bien, mais pour la carrière du concerné : aucun souci, ce n'est qu'un pion que l'on déplace à la guise de la hiérarchie

bureaucratique.

Pour les rares deniers de la gendarmerie, prendre de vrais gestionnaires ne serait pas un luxe.

Entre les retards de solde (certain EGM de l'Ouest ont eu un retard 1 à 2 mois) et les remboursements de stage à X vitesses.

En stage ou lors de camps, un célibataire touche moins qu'un marié pour les repas. Est-ce à dire qu'un célibataire mange moins?????

De même pour certains stages, au bout de 10 jours la somme allouée est diminuée de moitié : après 10 jours on fatigue... donc on mange moins.

Pour les achats de matériels, heureusement que le GD se donne les moyens de travailler en s'achetant son propre ordinateur pour le bureau. Achat perdu

car une fois dans la brigade, il ne peut plus être utilisé pour un usage privé ; et les GM investissent dans du matériel d'intervention qui la plupart du temps reste à l'unité après leurs départs afin de ne pas amputer le potentiel opérationnel.

En revanche de nombreuses entreprises françaises peuvent remercier la gendarmerie...

Si vous avez une société en difficulté, appelez la DGGN elle achètera votre production (même de fin de série) pour renflouer vos caisses, même si le matériel n'est pas adapté à l'emploi qu'on lui destine. (Cf. fourgon car LOHR...)

Les suggestions faites par les gendarmes sur le terrain ne sont que très rarement prises en considération pour l'achat de matériels divers.

Heureusement, chaque unité, petite ou grande, se débrouille avec des caisses noires dont tout le monde sait que cela n'existe pas en gendarmerie.

Le raz le bol est une accumulation de problèmes qui pourrissent le service normal, et une gestion correcte permettrait d'en pallier une grande partie.

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Le 30 mars 2000

Une épouse de gendarme

20

 

Pouvez-vous me dire où contacter les membres du mouvement des femmes que je puisse intégrer ce groupe.

(message transféré vers MFLG)

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Le 30 mars 2000

MFLG

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Bonjour à toutes et tous

Nous comptons sur votre présence massive pour la manifestation qui se tiendra le 07 Avril 2000 devant le ministère de la défense. Venez nombreuses et nombreux, que M. RICHARD comprenne enfin que nous existons, comme nos maris.

Qu'il comprenne aussi que nous avons droit à une vie de couple, ou les deux composants de celui-ci puissent se voir sans POST IT interposé.

Remarque concernant aussi nos enfants, car effectivement, certaines d'entre nous ont des enfants; incroyable non ???

VENEZ DONC NOMBREUSES LE 07 MARS 2000 POUR 11 HEURES DEVANT CE MINISTÈRE.

FAISONS NOUS ENTENDRE ET EXIGEONS CE A QUOI NOUS AVONS DROIT, POUR NOUS MÊME ET NOS MARIS (un ministère unique par exemple, et bien d'autres choses aussi.....).

Signé: Les membres du MFLG

L'adresse complète du ministère est sur l'un des précédents messages

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Le 29 mars 2000

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Je suis épouse de gendarme mobile. Tout d'abord je vous remercie de votre solidarité avec nos époux qui sont contraints au devoir de réserve.

J'aime l'armée plus que tout. Je devais intégrer une de ses écoles mais la vie en à décider autrement. Je connais très bien l'armée de terre et cela me permet des comparaisons avec les droits et devoirs de mon époux en gendarmerie.

Je suis révoltée lorsque je vois les années passées dans cette arme.

J'ai du mal a comprendre que des sous-officiers fassent des TIG comme des 2° classes des autres corps d'armée. Je n'admet pas de devoir acheter les uniformes et le matériel pour mon mari, là aussi ils sont les seuls militaires à le faire.

Lorsque je vois les heures qu'il peut faire et qu'il ne lui sont pas payées, de jour comme de nuit, les week-ends. Les IJAT, n'ont pas augmenter et sont loin d'être suffisantes, quand sont payées normalement. Nos enfants ont du mal à supporter les absences répétées de leur père.

Je suis consternée que l'on paye nos maris en retard, avec des délais oscillant 10 jours. Comment faire un budget prévisionnel dans ces conditions ? Les stages nous coûtent plus qu'ils nous rapportent. Lorsque vous voyez votre époux dépenser 10000 Frs pour un la nourriture, le matériel... sur trois mois de stage et que l'on vous rembourse que 6500 frs c'est rude. Nous sommes comme beaucoup de français, nous vivons qu'avec un salaire. Bien sûr mes d'agios de découvert ne sont pas remboursés par l'armée.

Certes nous sommes logés en caserne et ne payons pas de loyer mais nous avons plusieurs revers de médaille.

- impossible de choisir son logement

- attendre que l'on daigne vous financer sa rénovation (certains craquent et le font à leur frais)

- absence de vie privée...

Je préférerais vivre hors caserne, payer mon loyer et faire reconnaître mes droits en matière de logement.

De plus, j'en ai assez de voir les journalistes lyncher nos maris sans que notre ministre n'intervienne. On plaint toujours les délinquants. Pense-t-on à l'épouse qui se retrouve face à son mari blesser ou décédé en service et aux enfants ? NON, nous ne sommes qu'admises.

Je ne peux même pas faire ce que je veux, car une femme qui souhaite se lancer en politique c'est incompatible avec la fonction de gendarme. Et ma vie privée qu'en fait-on ? J'ai épouser un gendarme et la gendarmerie!!!Je suis un être humain comme tout le monde, nos maris aussi alors mais droits où sont-ils ?

Sachez que beaucoup de femmes font des dépressions nerveuses et que beaucoup de couples se séparent. Nos maris ont droit eux aussi à une vie en dehors du travail.

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Le 29 mars 2000

les membres du MFLG

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TEXTE LIBRE DE PARUTION

Réponse faite à un Commandant de gendarmerie de l'Ardèche.

PAR DES ÉPOUSES DU MFLG

Faisant suite à l'article paru dans le Dauphiné Libéré du 24/03/2022

Monsieur, vous parlez d'évolutions dans la gendarmerie, mais nous, ne voyons que la régression constante qui y règne.

Que ce soit dans les grosses ou petites brigades, ou dans les escadrons, le constat est partout le même : un énorme MALAISE.

Il vous faut sortir de votre fauteuil, et venir un peu sur le terrain. 48 heures de repos après plusieurs journées de 24 bien remplies, des quartiers libres en théorie, alors que les doigts d'une seule main

suffisent à les compter (3 doigts seront assez), une soi-disant revalorisation financière ?

Il y a de quoi rêver à la lecture de tout cela !

Faites un total mensuel des heures ou ils travaillent en un mois, et vous vous apercevrez, si vous vous sentez le courage d'affronter la réalité, que le taux horaire de nos époux est compris entre 10 et 15 francs, bien loin du SMIC, nous semble t'il …………..

Mais peut être n'avons nous pas les bons chiffres (ne vous en faites pas, c'est juste une question de statistiques…..).

Vous devriez prendre au pied de la lettre les écrits envoyés aux journaux, un petit aperçu de ce qui se passe en milieu gendarmerie, un coin de voile levé…….

Parlons aussi des rapports humains. L'officier ne voit ni le gendarme, ni l'homme qu'il a en face de lui. Cet officier, par essence même, est un carriériste, et par définition, ne peut donc s'occuper que de son seul PROFIL DE CARRIÈRE, vis à vis de sa propre hiérarchie. Il n'est ni conciliant ni attentif à ses hommes, pratiquant la politique de l'autruche. Comme beaucoup de ses congénères, il n'a pas le sens du commandement, ni celui de la justice. Pour toute discussion, il se cache derrière le RÈGLEMENT. Pour preuve, demandons lui d'échanger sa place avec celle d'un gendarme de la base. Sa réponse sera très étonnante, n'est ce pas ! ?

Concernant les logements, nos pauvres sans abris ne voudraient y loger, tant la vétusté y est présente, dans certains. Sachant que la gendarmerie perçoit l'A.P.L. pour tous les logements qu'elle loue, il y a là un problème à régler, non ?

Pour ce qui est du matériel, ce sont en général ces mêmes officiers qui se l'octroient.

En Conclusion

M. Le Commandant, vous n'êtes pas honnête. Les propos que vous avez tenu n'ont pas leur place dans un journal comme le Dauphiné Libéré ; cela s'appelle de la DÉSINFORMATION. Le plus grave est que vous nous et leur mentez, mais que vous vous mentez aussi. M. Le Commandant, vous êtes certainement très fort au jeu du Menteur, mais semblez avoir perdu le principe fondamental du jeu : AVOIR DU PLAISIR. Nous vous rappelons que la GROGNE actuelle n'a elle rien d'un jeu. Il s'agit de l'avenir de nos maris, de nos couples, de nos familles. Cette GROGNE perdurera tant que des hommes tels que vous tiendront des propos qui leurs sont dictés, alors qu'il est si simple de s'exprimer pour soi même, ce qui n'est pas votre cas.

Signé : les membres du MFLG

RAPPEL :

En prévision de la manifestation des épouses de gendarmes, qui se tiendra devant le ministère de la défense le 07 avril 2000 à 11 heures, nous avons le plaisir d'y convier votre épouse.

Ainsi que toutes les épouses d'officiers.

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Le 29 mars 2000

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Bonjour,

Je suis femme d'un gendarme mobile et c'est par un collègue de mon mari que j'ai eu connaissance de votre site. Je l'ai parcouru et trouve vraiment sympathique que vous preniez en considération leur situation professionnelle. Cela fait maintenant 3 ans que je suis dans un escadron et chaque jour je trouve injuste la façon dont le côté humain du gendarme est chaque fois un peu plus méprisé.

Mon mari est agréé pour le changement de subdivision d'arme et c'est avec impatience que nous attendons sa mutation. Je suis moi-même fonctionnaire et je trouve révoltant la manière dont se passe les mutations en gendarmerie. IL n'est pas normal de ne jamais rien savoir et qu'aucune considération ne soit prise pour faciliter les rapprochements entre époux.

J'attends beaucoup de la gendarmerie départementale et j'espère que je ne serai pas déçue bien que les messages que j'ai pu lire ne laisse pas entrevoir un avenir des plus rose ! Dans quelques semaines nous serons séparés en raison de ma nouvelle affectation et ce n'est pas pour cela que sa propre mutation se fera plus rapidement.

IL y a quelques jours, j'ai eu un accident de voiture où les dégâts sont plus matériels que physiques toutefois, l'aspect humain n'est pas de rigueur dans l'unité d'affectation de mon mari puisqu'il va tout même partir en déplacement à la fin de la semaine dont la date de départ est connue environ 2 semaines avant alors que la date de retour n'est connue qu'au dernier moment ce qui moralement tant pour la famille que pour le gendarme est de plus en plus dur et difficile à supporter.

Rien n'est acquis, c'est un combat quotidien pour obtenir quelque chose de la hiérarchie : il en est ainsi des permissions qui peuvent sauter à tout moment y compris 2 jours avant la date de début donc il est matériellement impossible lorsque l'épouse travaille de prévoir loisirs et vacances ensemble !

Un gendarme n'a pas le droit d'être malade à moins de prévenir suffisamment longtemps à l'avance de sa future maladie ! ! !

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Le 27 mars 2000

Gendarme Nord-Est

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Bonjour et merci !

merci de proposer ce site, qui je l'espère permettra d'avancer.

Je souhaite que mes camarades Gendarme se soudent et que nous puissions tous ensembles faire changer les choses.

Je suis en Gendarmerie Mobile depuis une quinzaine d'années et n'est pas vu grandir beaucoup mes enfants faute de temps et de déplacement.

C'est derniers années, le périodes de déplacement ont augmenter, tout le contraire de ce que l'on a pu demander jusqu'à maintenant.

C'est le moment de demander un changement

Merci encore à nos collègues de la Police Nationale.

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Le 27 mars 2000

PSO du Sud-Ouest

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J'ai connu la grogne de 1989, nous avions obtenu quelques maigres avancées. Depuis 3 ans, nous perdons peu à peu ces acquis. J'espère que pour faire avancer de nouveau les choses les femmes de gendarme vont se mobiliser en masse le 7 avril devant le ministère. Au niveau de la Gendarmerie mobile, les annonces du ministre de la défense le 28 février ont été un coup d'épée dans l'eau. Le mécontentement grandi dans nos rangs. Les gendarmes observent avec attention la réaction de la direction face à notre mécontentement. Nous n'hésiterons pas très prochainement nous les PSO du Sud-Ouest à faire entendre notre voix d'une manière fulgurante voir percutante.

Nous voulons du concret très rapidement :

- la prime de fin d'année ( raison invoquée par le ministre fumeuse),

- revalorisation de l'IJAT,

- négociation immédiate de la réduction du temps de travail dans la fonction militaire dans son ensemble,

- suppression de la loi sur la mobilité,

- les gendarmes adjoints en unité est mal ressentie: réduction des effectifs aptes au MO, escadron à deux vitesses, degré de confiance à leur accorder au vu du niveau de recrutement actuel.

Depuis 3 ans, l'accumulation des réformes non désirées, le décalage entre la société civile et notre arme, font que la vie de famille est en train de se dégrader.

La DGGN ne prend pas la mesure du problème, un gendarme déjà insatisfait en GM de ces conditions de vie ne pourra pas être un gendarme satisfait en GD.

Les règles du passage GM/GD ne sont pas connus par tous et s'apparentent plus à l'arbitraire qu'à une gestion concernée et pensée par la hiérarchie. Des gendarmes bien notés affectés en aquitaine à la sortie de stage ESOG se retrouvent avec leurs derniers choix (légion imposée), cela crée un traumatisme et

est ressentie comme une punition.

j'espère que les épouses reprendront le flambeau de nos anciens de 89. dans mon cas, j'utiliserais les rapports sur le moral, les synthèses demandées en ce moment en catastrophe par la hiérarchie sur les réactions des unités face à l'annonce du ministre, si ça ne suffit pas, fort de ma connaissance du système, j'utiliserais tous les moyens médias à ma portée.

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Le 24 mars 2000

Un gendarme de la Région Auvergne

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Bonjour,

Je suis surpris de voir la possibilité offerte aux gendarmes de s'exprimer sur votre site.

Mais vous oubliez un détail, peu de gendarmes s'exprimeront sur ce site des craintes de la hiérarchie ou du profil de leur carrière (carriériste).

Nous avons également deux sites pour discuter des problèmes entre Gendarmes sur Gend'Net et Mailgend. Ces sites permettent de se défouler et, éventuellement, de se faire entendre par notre Direction. Cette même Direction considère nos revendications comme peu importantes ou venant d'une très petite minorité. Cette Direction ne comprend pas que tous les Gendarmes n'ont pas accès à Internet et ne peuvent donc s'exprimer.

Un récent sondage prouvait que 54% du personnel en Gendarmerie quitterait son emploi s'il trouvait un autre travail. Ce sondage en disait suffisamment pour que notre Hiérarchie comprenne. Mais rien n'y fait, oubli ou politique de l'autruche.

Je m'exprime en mon nom et je demande pour la Gendarmerie :

- plus de considération pour notre travail de la part de notre direction.

- plus d'effectifs en vrai gendarme et non en gendarme adjoint.

- Une augmentation du salaire.

- Une indemnisation des heures supplémentaires.

- L'abolition de la note sur la mobilité.

- Une annuité tous les 4 ans.

Pour conclure, si la Direction ne fait rien ou nous ignore, je suis partant pour que notre statut devienne "Police". Les décisions de notre Direction laissent penser que si elle veut le rattachement de la Gendarmerie à la Police, et bien elle s'y prend plutôt bien.

Il est regrettable qu'une arme aussi prestigieuse que la GENDARMERIE devient l'oublié de la République.

Il est certain que pour l'Etat, il est très facile de "pondre" des lois ou décrets contre les intérêts des gendarmes car ces derniers ne pourront jamais manifester. Ce que l'Etat et la République OUBLIENT c'est qu'un certain ras-le-bol règne parmi les gendarmes.

Je me sens être un pestiféré de la République. On parle beaucoup des droits qu'ont les personnes soupçonnées lors de gardes à vue, on pense beaucoup aux auteurs d'infraction, aux détenus pour leur conditions d'hébergement au point d'en oublier complètement les victimes et les services de polices et gendarmerie.

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Le 23 mars 2000

Un gendarme de la légion Rhône-Alpes

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Merci à la FPIP et ses membres de bien vouloir se faire les relais de nos déboires multiples, voulus par notre hiérarchie, qui n'en fait qu'à son bon vouloir.

Espérons que les courriers reçus mobilisent nos épouses, et que celles-ci se retrouvent nombreuses pour exprimer leurs, et par voie de conséquence, nos, doléances, afin que la réunification des deux forces de l'ordre voit enfin le jour, d'une part pour la population, pour qui tout deviendra plus simple, et pour nous tous également, afin qu'une vie de famille nous soit donnée, comme tout citoyen a le droit.

Que ces mouvements prennent de l'expansion, afin que justice nous soit rendue, à nous, dans le cadre de notre emploi, et vis à vis de nos épouses, que l'on bafoue actuellement sereinement.

Un gendarme de la légion Rhône-Alpes, attendant avec impatience la réunification, et attentif à ce qui se passera le 07 avril pour 11 heures devant le ministère de la défense:

PS ce ministre sera t'il capable d'affronter les revendications de nos épouses, et d'en recevoir une délégation ????? A suivre...

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Le 23 mars 2000

Un gendarme mobile

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Comme plusieurs de mes camarades je tiens à vous remercier de la création de cet espace ainsi que pour, les trop rares, avancées effectuées au sein de notre institution uniquement permises par les revendications "policières" antérieures.(Augmentation de l'IJAT, etc...).

Il faut venir nombreux à ce rassemblement parisien, "si le service le permet..."

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Le 23 mars 2000

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Bonjour,

Je suis gendarme et c'est avec beaucoup de curiosité que j'ai découvert votre initiative d'ouvrir un espace gendarmerie sur votre site.

Contrairement à d'autres syndicats de police qui "allument" la gendarmerie vous avez fait le choix de nous soutenir.

La majorité des gendarmes sont très réservés lorsqu'il s'agit de syndicats de police. Il faut dire que vos confrères du Snop par exemple ne nous ont pas loupés. Ceci ne favorise pas le dialogue entre nos deux corps, qui en ont pourtant bien besoin.

Dans l'ensemble les gendarmes sont jaloux des policiers, c'est le mot qui convient même s'il est un peu fort. De cette jalousie naît une rancoeur qui n'est pas acceptable mais qui peut se comprendre lorsqu'on considère la différence de statut et de conditions de travail entre vous et nous, alors même que nous effectuons le même travail.

J'espère sincèrement qu'un jour les gendarmes et les policiers comprendront que ce n'est pas en se regardant en chiens de faïence, chacun de son côté de la barrière, les "bidasses" d'un côté et les "fonctionnaires" de l'autre côté (avec tout le mépris que ces deux mots peuvent receler de part et d'autre) que nous pourrons avancer.

Votre action messieurs les policiers est louable et me touche beaucoup (et touche certainement mes collègues), d'autant plus que vous avez vos propres problèmes. Mais en gendarmerie nous avons depuis longtemps appris à ne pas rêver. Nous n'avons pas de syndicat ni aucune instance de représentation réellement efficace. Nous sommes aux ordres de nos chefs, en contrepartie ceux-ci peuvent nous jeter quelques miettes lorsqu'ils jugent que c'est utile, mais ça n'arrive pas très souvent.

L'unification des deux services nous est présenté comme une boîte de pandore (lequel est mis en boîte régulièrement), dans le genre "si tu ne manges pas ta soupe, le policier va venir t'emporter !". Mais cette chimère fait de moins en moins peur. En tout cas nous autres sous-officiers elle commence même parfois à nous séduire. Nous aussi on voudrait travailler 39 heures. Nous aussi on voudrait pouvoir dire stop lorsqu'on nous tape très fort sur la tête. Nous aussi on voudrait un peu plus de reconnaissance.

On nous a longtemps soûlé avec le prestige et la qualité liées au statut militaire. Et puis au fur et à mesure que la société évolue, le rêve si dissout et on se réveille un beau matin avec l'impression d'être à côté de la plaque. D'avoir raté le progrès, d'être restés loin derrière.

En conclusion, merci pour votre action. Les gendarmes doivent toutefois prendre eux-mêmes leur avenir en main. S'il toutefois ils le souhaitent, là c'est un autre problème ...

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Le 22 mars 2000

Un gradé de la gendarmerie.

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Bonjour à vous et bravo pour votre site... Police/Gendarmerie même combat contre la délinquance ; même galère !!! Nous avons un ministre nous ??? Ah bon ! Comment s'appelle-t-il ? L'homme invisible ??? Ah oui ! Peut-être Alain RICHARD, celui qui a annoncé sur l'antenne de R.T.L. que la grogne chez les gendarmes ne touchait qu'une minorité... A peine 3%... Eh bien il fait fort !!! A mon avis 83% serait plus prés de la réalité (ceux des bureaux ne se plaignent pas trop !).

Amitié à vous collègues.

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Le 22 mars 2000

Un gradé supérieur de Gendarmerie .

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Je tiens à vous remercier de votre aide, c'est avec des personnes comme vous que nous arriverons à construire une nouvelle police. Merci encore une fois.

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Le 21 mars 2000

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Je trouve très louable que des policiers s'intéressent au sort des gendarmes. L'espace que vous nous réservez sur notre site ne peut que nous rapprocher encore plus.  MERCI.

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Le 20 mars 2000

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Merci pour ce lien, merci de nous donner un moyen d'expression en dehors de notre site "Gendnet", merci de vous intéresser à nous, "la grande muette" par obligation... Si un jour il doit y avoir une jonction de nos institutions (et je n'ai rien contre), je n'oublierais pas votre syndicat, et ne manquerais probablement pas de m'y affilier. Merci encore.

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Le 16 mars 2000

Mouvance Féminine pour la Libération de nos époux

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 A vous toutes,

(sans oublier les quelques maris)

Comme vous avez pu le remarquer, aucune des doléances émises par nos époux n'a été prise en compte.

Il ne semble pas que, ni leurs différents courriers, ni notre montée au créneau, n'ait fait fléchir, ou plutôt réfléchir leur hiérarchie.

Cette dernière, penchée sur ses propres intérêts, n'est pas capable de comprendre que l'enjeu de ces courriers est la survie de très nombreuses cellules familiales.

Certainement que ces messieurs, qui portent beau (cachés derrière leur bel uniforme), ne voient là aucun intérêt qui leur soit propre.

Malgré tout, après les vagues de suicides que l'on connaît en Police, ceux de nos époux, tus par la hiérarchie car gênants (réserve militaire oblige), ce serait au tour des familles d'être sacrifiées ?

Franchement, croyez-vous que nous allons vous laisser faire de telles choses ?

Messieurs, vous oubliez ce simple principe, certes assez vieux mais toujours d'actualité : CE QUE FEMME VEUT, ELLE L'OBTIENT !

Aussi, pour nous aider dans notre tâche, à vous toutes concernées au premier plan, nous vous proposons :

De venir manifester avec nous, entre épouses et / ou Conjoints de militaires de la gendarmerie, pour l'Amélioration de nos et donc leurs Conditions de VIE.

Ce mouvement se tiendra devant le ministère de la Défense, le Vendredi 07 Avril 2000, pour 11 heures.

Vous nous reconnaîtrez aisément ; n'hésitez pas à venir nombreuses, car c'est de la survie de votre couple dont il est question.

Signé : Les membres du MFLG

 

Adresse du ministère de la défense :

14 rue Ste Dominique, PARIS VII ième

Station de Métro : Solférino - Gare d'Orsay  

Parlez en autour de vous, et faites passer le mot. Merci ! ! !

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Le 16 mars 2000

COLLECTIF NATIONAL DE GENDARMES

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De qui se moque t'on ?

1/ Nous demandons du temps libre, et nous est accordé princièrement par M. RICHARD du matériel pour travailler davantage encore, comme si 55 heures réelles hors Astreintes n'étaient pas suffisantes.

2/ Nous demandons la reconnaissance de notre travail, et une fois de plus, nous sommes méprisés par notre hiérarchie (certains de " nos " officiers), comme par nos gouvernants politiques. Effectivement, aucun de ceux-là ne s'est réellement penché sur nos conditions de vie, préférant en bloc repousser les problèmes soulevés par notre base à une date lointaine, celle du 31/12/2001.

3/ Nous posons des questions sur notre avenir, notre devenir même, alors qu'une réunification POLICE / GENDARMERIE / DOUANES semble s'idéaliser. La question est aussitôt évacuée, à cette même date du 31/12/2001.

4/ Une compensation financière avait été demandée, mais là encore, rien n'est envisagé.

Il semble, que malgré l'avertissement donné récemment, nos instances, militaires comme gouvernementales, n'aient pas bien reçu nos missives, et encore moins compris leur sens.

La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) s'est permise de se féliciter des résultats obtenus par les propositions faites, à la suite du premier mouvement de grogne des semaines passées. Si l'on considère que repousser les problèmes ou les balayer est positif, nous sommes alors d'accords avec eux.

De même, reprendre à son compte les problèmes soulevés par les PSO (présidents des sous officiers, sensés représenter la base), et s'en féliciter bruyamment, relève de l'impolitesse, ou plutôt du " je-m'en-foutisme ".

En définitive, rien de concret n'a été apporté par les mesures ( ?) de la DGGN, si ce n'est un renforcement considérable de l'insatisfaction grandissante d'un plus grand nombre de personnels, lassés d'être pris comme OTAGES de l'intérêt personnel qui dirige leur hiérarchie (aveugle et sourde), tels des pions que l'on peut déplacer ou supprimer selon l'envie du moment, comme dans un jeu.

Cependant, après le regroupement effectué au sein de la départementale, il faut maintenant ajouter, selon les articles parus, les Escadrons de Mobiles, et les épouses des uns et des autres, ce qui commence à faire un tant soit peu de monde, vous en conviendrez aisément ! ! ! !

Sachez aussi, que grâce à ce collectif, le nombre de personnels déçus a augmenté dans des proportions considérables, ceci résultant de prises d'opinions de façon croisée, entre différentes légions, tant en départementale qu'en mobile. Si nous n'étions que peu lors de la première salve, ce n'est plus le même cas de figure maintenant.

Nous sommes résolus à nous faire entendre, afin que des réponses prises au plus haut niveau du commandement, le gouvernement, nous soient données, et se concrétisent très vite.

Nous rappelons à cet effet que certains de nos camarades sont déjà prêts à réaliser une marche silencieuse de protestation, en réaction à la façon dont on les traite, et que d'autres, dans le Rhône, ont déjà mis à plusieurs reprises des banderoles sur leurs véhicules et bâtiments de fonction, appelant à " un service restreint, pour cause de grève ".

Apprenez aussi, messieurs nos responsables, tant politique que hiérarchique, qu'à l'heure actuelle, et avec les moyens de notre ère, il va vous être difficile de nous intimer le silence.

En termes clairs, le message de la DGGN nous concernant est le suivant : TRAVAILLEZ ET FERMEZ LA ! ! !

SURTOUT, NE NOUS EMBÊTEZ PAS AVEC VOS HISTOIRES DE FAMILLE, NI VOS REVENDICATIONS STÉRILES, DONT NOUS N'AVONS CURE.

P.S. : Une aimable pensée à nos épouses et enfants qui ne nous oublient pas, et sans le soutien de qui, nous n'en serions pas là, même si nous ne parvenons, la plupart du temps, qu'à nous croiser.

Policiers, Douaniers, gendarmes, Unissons-nous enfin

N'HÉSITEZ PAS A FAIRE UNE LARGE DIFFUSION DE CETTE LETTRE, QUE VOS RELATIONS APERÇOIVENT LA RÉALITÉ DE NOTRE QUOTIDIEN

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Le 13 mars 2000

3

 

Je viens juste de prendre connaissance de l'espace gendarmerie installé sur votre site. Il m'apparaît représentatif de nos attentes et aspirations. Celles-ci ont, dernièrement, été évoquées dans des articles de presse. Pour l'anecdote, sachez que notre hiérarchie pense que tous les articles de presse édités la semaine passée, notamment dans les journaux lyonnais, sont l'oeuvre de syndicats de police. Sans doute refuse-t-elle de prendre l'exacte dimension du malaise !

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Le 9 mars 2000

MOUVANCE FÉMININE POUR LA LIBÉRATION DE NOS ÉPOUX, SOUS-OFFICIERS DE LA GENDARMERIE VICTIMES DU JOUG DE LEUR HIÉRARCHIE

2

 

Si comme nous toutes vous en avez assez :

- d'entr'apercevoir vos conjoints, qui croulent sous la charge de travail,

- d'éduquer seuls vos enfants, toujours pour les mêmes raisons,

- de voir votre conjoint faire grise mine, sachant que son repos se termine,

- d'entendre râler ce conjoint, se plaignant sans cesse de la hiérarchie,

- si vous travaillez, de ne pas partager vos loisirs avec lui, car une enquête supplémentaire l'accapare,

- de prendre chacun votre tour vos vacances d'été et scolaires,

- parler de leur père à vos enfants en leurs montrant une photo de lui,

- d'être réveillées ainsi que vos enfants en pleine nuit, parce qu'un animal gît sur le bas-côté d'une départementale, pour que vos maris s'y rendent,

- etc... etc... etc...

Pour ces raisons et mille autres, si vous en avez assez de voir :

1) DÉPÉRIR VOTRE ÉPOUX, ET PAR VOIE DE CONSÉQUENCE VOUS-MÊME,

2) DÉPÉRIR VOTRE COUPLE, DONC VOTRE FAMILLE,

3) LA TRISTE VIE QUI VOUS EST ACTUELLEMENT PROMISE EN GENDARMERIE,

Nous vous invitons donc, pour tenter d'enrayer ces maux, à nos rejoindre dans nos démarches, pour que :

Soient connus tous les abus que commet la hiérarchie vis à vis de nos époux.

Si vous êtes d'accord avec le principe, nous vous suggérons donc d'envoyer chacune à votre tour vingt autres courriers de ce style, dans différentes unités de votre choix, afin que la vérité ce fasse sur les agissements de cette hiérarchie décadente.

Merci de votre compréhension et, nous n'en doutons pas, de votre participation à venir.

Pour la vérité, et une amélioration des conditions de vie de nos familles.

Signé : Les membres du MFLG

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Le 7 mars 2000

1

 

Tous les PSO ont rendez-vous le 8/03 au matin pour émettre leurs propositions, recueillies au sein de la base. Ils seront alors en réunion avec chaque commandant de groupement pour qu'à l'issue les infos remontent sur les légions et, de là, à la DGGN. Il est cependant sûr que si blocage il y avait avec certains commandants de groupement, on assisterait alors à une démission en bloc des PSO, avec des conséquences non évaluées pour l'heure.

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